Sidi Omar

DÉCOLONISATION : Le représentant du Polisario à l’ONU ridiculise l’ambassadeur du Maroc 

Le représentant permanent du Front Polisario à l’ONU, le  Dr Sidi Mohamed Omar, a réfuté les accusations du représentant marocain, Omar Hilale, sur la situation juridique de la question du Sahara occidental lors de sa participation à la réunion virtuelle du Mouvement des pays non alignés. Le diplomate sahraoui a rappelé à l’opinion publique que la question du Sahara occidental est une question de décolonisation enregistrée par l’ONU au sein de la Commission des politiques spéciales et de la décolonisation (quatrième Commission) et du Comité spécial sur la situation concernant la mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. En outre, Sidi Omar a estimé que les «déclarations du représentant du Maroc auprès des Nations unies sur la situation juridique du Sahara occidental ne sont rien de plus que des paroles creuses et un exemple clair de déformation, de falsification des faits afin de consolider son occupation de certaines parties. de la République sahraouie.
Le représentant marocain qui est souvent la risée de ses pairs à l’ONU s’est une fois de plus ridiculisé  en affirmant à tort que la question du Sahara occidental n’était pas une question de décolonisation et que son pays avait « récupéré » le territoire en 1975 « en vertu de l’arrangement de Madrid. Selon la charte des Nations unies, Sidi Omar a rappellé qu’il est  « indéniable que le Sahara occidental est sans aucun doute une question de décolonisation. Il existe suffisamment d’arguments juridiques et historiques pour répondre aux accusations infondées du représentant marocain; les déclarations officielles faites par les représentants marocains auprès des Nations unies avant que la puissance occupante n’envahisse illégalement le Sahara occidental le 31 octobre 1975 ».
« Par exemple, a-t-il dit ,  le Maroc n’a-t-il pas appuyé la résolution 1956 (XVIII) de l’Assemblée générale sur la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, datée du 11 décembre 1963, par celui que l’Assemblée générale, au paragraphe 3, a approuvé le rapport du Comité spécial de la décolonisation et a exhorté les puissances à appliquer les conclusions et recommandations qui y figurent, qui comprenaient la liste des territoires autonomes à décoloniser, y compris le territoire du Sahara espagnol (occidental)? »
Il a rappellé aussi : «  Le représentant marocain n’a-t-il pas déclaré formellement devant le Comité spécial de l’ONU sur la décolonisation lors de sa réunion d’Addis-Abeba le 7 juin 1966 qu’il soutenait l’octroi de l’indépendance au Sahara espagnol? N’a-t-il même pas insisté sur le fait que l’indépendance du territoire ne devrait pas être une façade, mais devrait être une véritable indépendance permettant au peuple sahraoui d’exercer ses droits légitimes sur son territoire, sans aucune ingérence coloniale? Après tout, le secrétaire des Nations unies n’a-t-il pas affirmé, dans son dernier rapport sur le Sahara occidental en date du 29 septembre 2020, présenté à la présente session de l’Assemblée générale, que la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale et celle du Comité spécial sur la situation concernant l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
Considérez-vous qu’il s’agit d’un territoire non autonome et d’une question de décolonisation? » (…) Sidi Omar a souligné que «  le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires juridiques, le conseiller juridique le 29 janvier 2002 à la demande du Conseil de sécurité a souligné que « l’Arrangement de Madrid ne transférait pas la souveraineté sur le territoire et ne conférait à aucun des signataires le statut de puissance administrant, condition que l’Espagne seule n’aurait pas pu transférer unilatéralement. » Le fait que l’accord de Madrid n’ait pas transféré la souveraineté sur le Sahara occidental, tel qu’établi par le Conseiller juridique de l’ONU, réfute la revendication du délégué marocain d’une part, et affirme que la présence du Maroc au Sahara occidental est une occupation forcée et illégale »
« Compte tenu de ce qui précède, il est clair que les déclarations faites par le représentant du Maroc auprès de l’Organisation des Nations unies sur le statut juridique du Sahara occidental ne sont rien de plus que des paroles creuses et un exemple de plus de sa mauvaise habitude de se déformer, de se falsifier et de se leurrer que, comme clairement expliqué, ne résister pas aux arguments forts, » a d’autre part affirmé le représentant du Front Polisario à l’ONU.
M.  Bendib