taleb omar

ABDELKADER TALEB OMAR, AMBASSADEUR SAHRAOUI À ALGER : « Aucune solution ne sera acceptée en dehors de l’autodétermination »

Le peuple sahraoui a célébré hier, le 45ème anniversaire de l’unité nationale, l’occasion de réaffirmer la solidité de cette unité scellée, en octobre 1975, son attachement à son combat libérateur et sa mobilisation permanente pour le triomphe de son droit légitime à l’autodétermination pour en finir avec le joug colonial marocain au Sahara occidental.

Hier, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique à Alger, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, que « le peuple sahraoui demeure, plus que jamais attaché à son unité » et qu’aucune solution, a-t-il poursuivi « ne sera acceptée en dehors de l’autodétermination et l’indépendance» a affirmé le diplomate. La célébration cette année du 45ème anniversaire de l’unité national du peuple sahraoui, intervient, dans un contexte particulier, marqué notamment par des lenteurs au sein de l’institution onusienne, dans la désignation d’un nouvel envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental et l’absence à ce jour de calendrier précis pour la tenue du référendum, en application du droit international, pour une question de décolonisation inscrite à l’ONU et à l’Union africaine. Hier, le peuple sahraoui a lancé à l’ONU comme à l’occupant marocain et ses soutiens au système colonial au Sahara occidental, qu’il demeure, plus que jamais, attaché à son unité et réaffirme qu’aucune solution ne sera acceptée en dehors de l’autodétermination et l’indépendance. Intervenant hier, à la rencontre marquant la célébration de cette date charnière du combat du peuple sahraoui, initiée par l’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), à Alger, et le Comité national de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), l’ambassadeur sahraoui, Abdelkader Taleb Omar a affirmé , que « l’attachement du peuple sahraoui à son unité nationale, depuis voilà 45 années a réussi à déjouer les manœuvres de l’occupant marocain visant à en finir avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance et sa liberté». Preuve en est, poursuit le diplomate sahraoui, « l’invasion militaire marocaine du Sahara occidental, en 1975, devant être une promenade d’une semaine, selon la déclaration du Roi Hassan II, alors que depuis et à ce jour, la lutte et la résistance du peuple sahraoui n’ont pas fléchis ». Rappelant le fait historique, de l’annonce de l’unité nationale du peuple sahraoui, le 12 octobre 1975, alors que l’Espagne, ancienne puissance coloniale, s’apprêtait à quitter le Sahara occidental, que les représentants du peuple sahraoui, toutes tendances confondues, avaient tenu la réunion au terme de laquelle, la poursuite de la lutte pour la libération nationale contre un nouvel occupant, à savoir, le Maroc a été tranchée, le diplomate sahraoui a affirmé qu’ « aujourd’hui plus qu’hier, le peuple sahraoui est attaché à son droit à l’autodétermination et l’occupant marocain navigue à contre sens de l’Histoire ».

L’Histoire des peuples africains nourrit le soutien à la lutte du peuple sahraoui pour l’indépendance
L’Histoire des peuples d’Afrique, hier, en lutte, pour les indépendances sur notre continent, et qu’aujourd’hui, leur soutien et leur solidarité en direction du peuple sahraoui dans sa lutte pour en finir avec le joug colonial marocain, n’est qu’une suite logique. Des pays africains et d’autres d’Asie et d’Amérique Latine étaient présents, hier, à travers leurs ambassadeurs pour réaffirmer leur soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance. On citera l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Mauritanie, le Venezuela, Mozambique, Kenya, Vietnam, Cuba, le Nigeria, qui leurs ambassadeurs respectifs étaient présents hier, au Palais de la culture, lequel a vu la présence de la ministre de la Culture Malika Bendouda, des responsables du ministère des Affaires étrangères, du président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bouzid Lezhari, du directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), Abdelaziz Medjahed , du président du CNSPS, Saîd Laâyachi, d’universitaires et d’experts en droit international et des questions juridiques, des représentants de la société civile algérienne et de responsables de la scène politique nationale représentant les différentes tendances et des médias. Sous le slogan « nous mourrons unis que de vivre séparés », la rencontre qui a été ponctuée par des interventions de l’ensemble des participants, lesquels ont été unanimes à appeler l’ONU à assumer ses responsabilités engagées, pour la tenue du référendum au Sahara occidental, suite au cessez-le-feu, en 1991 sous l’égide de l’ONU , entre le Front Polisario et le Maroc, et l’envoi de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso). Refusant de voir le droit de la force et des manœuvres du Maroc et ses soutiens à sa colonisation des territoires sahraouis, prendre le dessus sur la force du droit et la légalité internationale, ils exigent la mise en marche effective de la décolonisation du Sahara occidental, par la tenue dans les plus brefs délais du référendum d’autodétermination, en application des résolutions de l’ONU. Lors de son intervention devant l’assistance, l’ambassadeur sahraoui Abdelkader Taleb Omar a rappelé la teneur et la pertinence de la lettre envoyé par le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, au SG de l’ONU, début octobre à l’occasion du 45e anniversaire de la fête de l’Unité nationale sahraouie. Dans ladite lettre du SG du Front Polisario, président de la RASD, Brahim Ghali dénonce les provocations récurrentes de l’occupant marocain et ses violations des points contenus dans les accords du cessez-le-feu, dont celles commises dans la zone de Guerguerat et ses atteintes aux droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Avertissant ne pas écarter une réédition du scénario Gdeim Izik à Guerguerat, le SG du Front Polisario a également avertit que « toute atteinte à un quelconque citoyen sahraoui reviendrait à un retour à la guerre » a-t-il indiqué dans la lettre précitée, sans manquer de souligner « l’unanimité du peuple sahraoui quant à l’impérative fermeture de ce passage emprunté illégalement par le Maroc ».
Karima Bennour