Le judo algérien retrouve son trône continental. À Nairobi, les judokas algériens ont confirmé le retour au premier plan d’une discipline historiquement dominante en Afrique, en s’imposant avec autorité lors des épreuves individuelles des Championnats d’Afrique 2026.
L’Algérie a frappé fort lors de la 47e édition des Championnats d’Afrique de judo, dont les épreuves individuelles se sont achevées samedi dans la capitale kényane. Avec un total de neuf médailles, dont quatre en or, une en argent et quatre en bronze, la sélection nationale s’est hissée à la première place du classement général, confirmant son retour au sommet continental quatre ans après le sacre décroché à Oran en 2022. La performance collective repose avant tout sur les sacres de Yassamine Djellab (-63 kg), Kaïs Moudetere (-66 kg), Messaoud Driss (-73 kg) et Mohamed El Mehdi Lili (+100 kg). Ces quatre titres africains symbolisent la vitalité retrouvée du judo algérien et illustrent la complémentarité entre athlètes expérimentés et nouveaux visages capables de s’imposer au plus haut niveau africain. Figure majeure de la délégation, Messaoud Driss a confirmé son statut de leader en décrochant un quatrième titre continental. Le judoka algérien s’impose désormais comme l’un des cadres incontournables de la Team Algérie. À ses côtés, Djellab et Lili ont marqué l’histoire personnelle de leur carrière en remportant leur premier sacre africain, tandis que Moudetere a ajouté un deuxième titre à son palmarès, preuve d’une régularité remarquable. Au-delà des médailles d’or, la sélection algérienne a démontré une réelle profondeur d’effectif. Dyhia Benchallal (+78 kg) a offert l’unique médaille d’argent à l’Algérie après un parcours solide jusqu’en finale. De leur côté, Lycia Anaïs Guebli (-52 kg), Younes Benlaribi (-60 kg), Abdeslam Belbelhout (-81 kg) et Zakaria Rayane Benatia (-100 kg) ont complété la moisson avec quatre médailles de bronze, confirmant la compétitivité globale du groupe.
Une domination collective retrouvée
Au classement général, l’Algérie devance la Tunisie, deuxième avec sept médailles, dont trois en or, tandis que l’Égypte complète le podium continental avec neuf breloques mais seulement deux titres africains. Ce leadership algérien ne doit rien au hasard. Il récompense un travail de reconstruction engagé depuis plusieurs saisons, axé sur la formation, la préparation internationale et la stabilité technique. Ce succès continental dépasse le simple cadre des résultats individuels. Il traduit une montée en puissance collective et une volonté affirmée de replacer le judo algérien parmi les références africaines, voire au-delà. La diversité des catégories médaillées montre que la relève est bien présente et que la transition générationnelle s’opère progressivement sans rupture de performance. L’aventure kényane n’est toutefois pas terminée pour les judokas algériens. Dimanche, la sélection nationale retrouvera les tatamis pour les épreuves par équipes avec une ambition clairement affichée : prolonger la domination observée lors des combats individuels et conclure la compétition sur une nouvelle note triomphale.
Après Nairobi, une certitude s’impose : le judo algérien a retrouvé son identité conquérante. Reste désormais à transformer cette suprématie africaine en résultats durables sur la scène mondiale. Le retour durable au sommet est-il définitivement enclenché ?
M. A. T.












































