La remise en ordre du secteur de l’importation se poursuit, confirmée par la réunion de travail, ce lundi, consacrée au secteur du Commerce, à la protection de la production nationale et à la régulation de l’importation, notamment en ce qui a trait à la lutte contre le phénomène de réexportation de produits importés, présidée par le président Abdelmadjid Tebboune.
Le communiqué de la Présidence de la République, qui donne l’information précise qu’il a été décidé, lors de cette réunion, « la création de la carte de l’exportateur et de l’importateur, laquelle contiendra l’ensemble des données relatives à son détendeur ». Le phénomène de réexportation de produits importés a sans doute été constaté dans une ampleur suffisamment significative pour alerter les plus hautes autorités du pays et conduire à des mesures radicales visant à l’éliminer. On sait que des facilités sont accordées pour l’importation de marchandises indispensables à l’économie nationale ou pour répondre à des besoins de consommation directe non couverts par la production nationale, ce que beaucoup sans doute découvrent, c’est ce que ces marchandises sont réexportées par des opérateurs indélicats, pour le moins, qui ont ainsi trouvé une voie rapide pour leur enrichissement, au détriment de l’intérêt public. Ces opérations frauduleuses sont effectuées, évidemment, dans l’opacité totale, profitant des failles dans le dispositif de transparence dans le commerce extérieur. La création de la carte de l’exportateur et de l’importateur devrait remédier à cette insuffisance. Le contrôle par l’État de l’importation est une condition pour protéger le produit local sur le marché national. Il permet également la maîtrise de la facture des importations. Le but est de renforcer les capacités de l’État à promouvoir la production nationale dans la dynamique actuelle de relance de l’économie et de sa diversification en vue de la sortir de la dépendance aux hydrocarbures mais également de la dépendance des intrants importés, une exigence supplémentaire dans le monde actuellement en crise. Finalement, ce sont les postes de travail existants qui sont préservés et d’autres qui seront créés pour résorber le chômage en particulier chez les jeunes et les diplômés. Dans le même esprit, ce lundi, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a présenté, devant les membres de l’Assemblée populaire nationale, un exposé sur le projet de loi relatif aux conditions d’exercice des activités commerciales, visant à consacrer la transparence de l’activité commerciale et à protéger l’économie nationale. Ce texte établit « un cadre juridique clair et intégré garantissant la fourniture d’informations précises sur les personnes morales, comprenant les données de constitution, de gestion et de structure de propriété, avec le respect des délais légaux définis pour la mise à jour de ces informations, de même qu’il renforce les prérogatives du Centre national du registre du commerce en matière de collecte, d’analyse et d’échange de données et d’évaluation des risques y afférents, et prévoit un dispositif répressif efficace et équilibré en cas de non-respect de l’obligation de déclaration ou de mise à jour des données, ce qui renforce la culture de conformité et de respect des dispositions légales », a expliqué la ministre. Les amendements contenus dans le projet de loi portent sur « l’obligation pour le commerçant de modifier son extrait du registre de commerce dans un délai maximal d’un mois après tout changement intervenant dans sa situation ou dans les statuts, pour la personne morale ». Il y a quelques mois, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a supervisé à Alger la livraison de huit laboratoires mobiles équipés des dernières technologies, aux ports d’Alger, Annaba, Skikda, Jijel, Béjaïa, Oran, Mostaganem et Ghazaouet, pour renforcer le contrôle analytique des importations et réduire les délais de traitement, conformément aux directives du président Tebboune. Ces laboratoires de pointe ont été acquis auprès de la Société Algérienne de Fabrication des Véhicules de marque Mercedes-Benz « SAFAV-MB », relevant du ministère de la Défense nationale.
M’hamed Rebah












































