Des médias sionistes ont dressé, hier, un tableau préoccupant des opérations militaires dans le nord, estimant que l’armée sioniste s’enlise dans le sud du Liban face à la résistance libanaise, tout en faisant face à une crise interne marquée par une hausse des cas de suicides au sein de ses rangs.
Selon plusieurs publications, les forces sionistes peinent à atteindre leurs objectifs face à la résistance, qui conserverait une présence active dans certaines zones du sud-Liban et poursuivrait des opérations de type guérilla dans ce que certains médias qualifient de « zone jaune ». La presse sioniste estime également que les frappes actuelles n’ont pas permis de dissuader la résistance libanaise, que ces médias décrivent comme plus résilient et mieux préparé que prévu avant le conflit. « Israel Hayom » souligne que le mouvement libanais serait en position d’observer et d’exploiter les pressions actuelles subies par l’entité sioniste. De son côté, « Maariv » évoque la présence persistante de combattants de la résistance dans certaines zones du sud-Liban, affirmant que l’armée sioniste « s’enlise dans le bourbier libanais ». Le journal ajoute que la situation sécuritaire dans le nord du pays reste instable malgré les opérations militaires en cours.
Une stratégie militaire remise en question
Plusieurs analyses relayées par la presse sioniste pointent également des échecs stratégiques plus larges. « Yedioth Ahronoth » estime que l’idée selon laquelle il serait possible de démanteler totalement les capacités et la volonté de résistance de groupes armés à Ghaza, au Liban ou en Iran reflète une sous-estimation des réalités du terrain par les décideurs politiques et militaires.
Dans ce contexte, « Israel Hayom » affirme que l’entité sioniste ne dispose pas actuellement d’une issue « confortable » à la situation dans le nord, et qu’il ne parvient pas à garantir une sécurité totale aux habitants des zones frontalières.
Une crise psychologique au sein des troupes
Des responsables militaires cités par la presse reconnaissent que certains soldats en détresse psychologique ne sollicitent pas d’aide, aggravant ainsi la situation.
Des spécialistes de la santé mentale estiment, pour leur part, que la pression continue des combats et les rappels fréquents de réservistes jouent un rôle déterminant dans la détérioration de l’état psychologique des militaires. Des critiques portent également sur la prise en charge psychologique au sein de l’armée, jugée insuffisante par certains observateurs, notamment concernant les réservistes et les soldats récemment démobilisés.
Alors que les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts, les médias sionistes décrivent une situation de plus en plus complexe pour l’armée israélienne, confrontée à la fois à un adversaire résistant au Liban et à des tensions internes croissantes.
Selon ces analyses, la combinaison des difficultés militaires et de la crise psychologique au sein des forces pourrait peser durablement sur la capacité opérationnelle de l’armée dans les mois à venir.
M. S.












































