Barbarie dans les stades : voilà où nous en sommes !

Ce qui s’est passé au stade du 1er- Novembre de Tizi Ouzou, est très grave, beaucoup plus grave puisqu’il y a eu mort d’homme, suite à un projectile lancé à partir des tribunes sur les joueurs évoluant sur le terrain. Ce projectile aurait pu atteindre n’importe quel joueur, même si le sort est tombé sur le joueur camerounais de la JSK.
Qui sème ces germes de la violence, et pourquoi ? Aujourd’hui, il y a eu crime, et le lanceur du projectile l’a fait délibérément, alors aucune circonstance atténuante, et il y a de quoi s’inquiéter face à cette violence qui s’est emparée de nos stades. Beaucoup a été dit et écrit sur le phénomène de cette violence, mais l’approche reste quand même encore timide puisqu’on en parle uniquement lorsqu’il y a débordement lors d’une rencontre, alors que le phénomène est devenu omniprésent à travers les stades du territoire national.
De ce fait, on souhaitera que le sujet soit pris en charge et débattu par tous les acteurs, en relation directe avec ce phénomène, tels que les dirigeants des clubs sportifs, des joueurs, des psychologues, des arbitres et même de simples supporteurs. Donc, ce phénomène qui prend à la gorge particulièrement les services de police en charge pour sécuriser ces rencontres lors des débordements plus ou moins violents des supporters, ainsi que la protection des biens et des personnes.
Mais le constat est sans appel, plusieurs rencontres ont connu des débordements de supporters déchaînés à l’intérieur et en dehors des stades, suivis d’actes de vandalismes. Même si le stade que tout le monde d’ailleurs reconnaît, reste le seul «défouloir» tout indiqué pour ces milliers de jeunes en proie à une mal vie caractérisée par (chômage, logement, oisiveté, absence de loisirs etc.), il n’empêche que la majorité des supporters qui fréquentent le stade lors des rencontres de leur équipe fétiche est constituée de jeunes mineurs, autrement dit et dans l’absolu, ces enfants doivent être accompagnés de leurs parents, ou plus prosaïquement n’ont pas le droit d’être seuls à l’intérieur du stade. Seulement, la réalité c’est que ces jeunes sont «introduits» dans le stade par des adultes qui se disent être leurs proches, et l’on se retrouve donc avec des milliers de jeunes livrés à eux-mêmes et capables du pire par leur nombre impressionnant à l’intérieur comme à l’extérieur du stade. Cette violence se traduit généralement par des actes hostiles à l’encontre des joueurs et des dirigeants du club, lorsqu’il y a défaite de leur équipe, mais souvent aussi se sont les supporters qui sont victimes d’autres supporters.
Ce qui revient à dire que dans tous les cas de figure, le spectre de la violence plane sur tous les stades du pays puisque ce sont d’ailleurs les mêmes facteurs déclenchant qui sont à l’origine de ces comportements agressifs. L’arbitrage est cité comme principale cause du déclenchement des hostilités lors des matches de football, mais ce n’est pas tout, il s’est avéré aussi que certains «arrangements» dans les rencontres provoquent l’irritation des supporters ou encore une mauvaise prestation des joueurs sur le terrain.
Cependant, certains dépassements des services d’ordre ou même un article de presse subversif peuvent produire l’irréparable. Donc si tout le monde s’accorde aujourd’hui admettre que tous ces facteurs génèrent un seul dénominateur commun  qu’est la violence, pourquoi alors on s’entête à ne pas éliminer tous ces «ingrédients» qui font de nos stades des arènes d’hostilités et d’agressivités.
C’est pourquoi tous les dirigeants de clubs, les organisateurs des matches ainsi que les comités de supporters doivent s’impliquer dans la lutte contre la violence qu’elle soit verbale ou physique, cela doit être leur premier devoir. Toutefois, pour rendre le foot aux vrais supporters, il faut que ces derniers se désolidarisent de cette violence là, afin que nos stades deviennent des lieux de plaisirs.
La violence dans les stades reste pour ainsi dire l’affaire de tous, celle de la ligue, des clubs, des parents, des comités de supporters et des pouvoirs publics, en un mot comme en mille : nous sommes tous concernés de près ou de loin par ce phénomène et qui fait de plus en plus peur dans les enceintes footballistiques pour les vrais «accros» de la balle ronde et qui porte préjudice au sport en général.
Alors pour extraire les racines de ce mal, il faut aussi au préalable «débusquer» tous ceux qui sèment les «germes» de la violence dans nos stades pour que le football reste une fête.
Mâalem Abdelyakine

2 commentaires

  1. Très bonne analyse. Cela pourrait constituer une base de travail pour entamer la réflexion sur les voies et moyens nécessaires pour endiguer comme il se doit ce fléau. Néanmoins, il me semble que les instances du football nationales ne doivent pas perdre de vue que la situation qui a prévalue à la fin du match JSK-USMA n’était pas singulière mais a existé de façon persistance ces dernières années dans tous les stades d’Algérie et que le drame qui a touché la JSK de plein fouet et l’a endeuillé pouvait aussi bien arriver dans n’importe quel terrain d’Algérie, vu les nombreux abus et violences constatées ça et là.
    Toute autre analyse ou approche voulant circonscrire le cœur du problème seulement à ce qui s’est passé ce 23 aout au stade de Tizi Ouzou, serait réductrice, à visées clubardes et entacherait dangereusement la prise en charge et le traitement de cet épineux dossier qui demande la compréhension et l’entraide de tous pour sortir avec une feuille de route qui pourrait permettre à notre pays d’entrevoir des lendemains meilleurs en matière de pratique sportive.
    Tout en appelant à la tenue rapidement d’assisses nationales élargies aux acteurs et aux anciens footballeurs et éducateurs du ballon rond, connus pour leur sagesse et leur pondération, nous suggérons ce qui suit :
    1/considérer la saison 2014-2015 qui vient de commencer comme une année blanche et organiser au lieu et place un tournoi de l’amitié qui pourrait se dérouler en 2 ou 3 groupes et à huis-clos !
    - 2/ le huis-clos pendant toute l’année et pour l’ensemble des divisions doit servir à marquer les esprits et à travailler sans pression pour rehausser réellement notre football, notamment sur le plan technico-tactique qui laisse à désirer ;
    - 3/ profiter de ce huis-clos pour faire les travaux et remettre toutes nos infrastructures aux nomes mondiales de sécurité et de confort ;
    - 4/ bien évidement l’ensemble des équipes qui doivent participer aux compétitions africaines cette année seront retirées des courses en concertation avec la CAF. Leur entrée en matière n’aura lieu qu’en 2015-2016 ;
    - 5/ le calendrier tel qu’arrêté à la deuxième journée reprendra au démarrage de la saison 2015-2016 en maintenant tel quel les résultats acquis ;
    - 6/ dégagez une commission d’experts qui va déterminer les conditions à remplir pour l’accès des supporters au stade, le bon déroulement des rencontres avec les normes de sécurité à respecter et les prestations à assurer et enfin l’acheminement des différents acteurs à la fin des matchs.
    Samy

  2. Pour endiguer ce genre de violence il est impératif de sanctionner le président du club fauteur de trouble dans ce cas il faut commencer par ce Tarzan de Hannachi qui a mon avis a été toujours un incitateur a la violence à travers ces déclarations et ses intimidations envers les autorités algériennes tantôt il accuse les arbitres tantôt la FAF alors qu’il devrait apaiser les esprits chauvins et appeller les supporters a accepter la défaite comme la victoire et le comble est récent quand il infirme les déclarations du procureur général de Tizi en voulant nous faire croire que la mort d’Ebosse est due a un arrêt cardiaque ce genres de déclaration encouragent les supporter de la JSK a commettre d’autres crimes dans l’avenir.

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