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AGRESSION MAROCAINE CONTRE LE SAHARA OCCIDENTAL : La communauté internationale appelle à la retenue

Plusieurs autres voix se sont élevées, depuis vendredi, pour condamner l’agression marocaine contre la région sahraouie d’El Guerguerat et la répression qui s’est abattue sur les civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement depuis le 21 octobre, pour réclamer la fermeture définitive de la brèche illégale créée dans le mur de sable érigé par l’occupant marocain.

En effet, après le député français de Seine maritime, Jean-Paul Lecoq, qui a averti sur l’immobilisme diplomatique à l’encontre du Sahara occidental qui risque, selon lui, d’avoir du sang sur les mains, et le Comité belge de soutien au peuple sahraoui, qui avait également condamné cette agression c’est au tour de la Russie, la Commission des Affaires étrangères du Parlement italien, la France officielle, et de la Mauritanie de réagir pour exprimer sa « préoccupation » suite aux développements survenus dans la région marqués par l’offensive des forces militaires marocaines menée vendredi dans cette région, au sud-ouest du Sahara occidental occupé.  La Russie via un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié vendredi dit suivre avec « inquiétude » ces évènements survenus dans une zone tampon, qui risqueraient de voir tous les efforts consentis pour le règlement juste de la cause sahraouie s’effondrer tel un château de sable après la violation du cessez le feu par la partie marocaine. Le pays de Vladimir Poutine a appelé, dans le même texte, à la retenue « maximale et d’éviter de prendre des mesures qui pourraient aggraver la situation au Sahara occidental », tout en plaidant la reprise « urgente » des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, et la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental. Pour sa part, M. Piero Fassino du Parlement italien, a appelé à  »ne pas alimenter la tension, éviter tout recours à la force et à reprendre le processus de paix sur la base des résolutions et des engagements du Conseil de sécurité », exhortant les Nations unies à nommer un nouvel envoyé au Sahara occidental afin de « reprendre le processus de paix », à l’arrêt depuis la démission de l’ancien président allemand Horst Kohler.
Dans une déclaration à l’agence officielle française AFP, le ministère français des Affaires étrangères a appelé, à son tour, les deux parties à la retenue afin d’éviter l’escalade, privilégiant la solution politique. « La France appelle aujourd’hui à tout faire pour éviter l’escalade et à revenir au plus vite à une solution politique », affirme le ministère français des Affaires étrangères, cité par l’AFP. « Ces événements démontrent l’importance d’une relance rapide du processus politique, qui passe notamment par la nomination dans les meilleurs délais d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies », a-t-il ajouté. De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « préoccupé par les conséquences possibles » de cette agression marocaine à El Guerguerat après l’agression militaire marocaine  dans la zone tampon d’ El Guerguerat, en violation de l’Accord de cesser-le-feu  conclu entre le Maroc et le Front Polisario, en 1991, sous l’égide de l’ONU, en vue de la tenue du référendum  au Sahara occidental,  en procédant à l’ouverture de trois nouvelles brèches illégales en violation de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991 par les deux parties (Maroc et Front Polisario), sous l’égide de  l’ONU. Cité par Stéphane Dujarric, porte-parole du SG de l’ONU, il affirme que le SG se déclare gravement préoccupé par les conséquences possibles des derniers développements au Sahara occidental », affirmant que le chef de l’ONU  « reste déterminé à faire tout son possible pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu en place depuis le 6 septembre 1991″.
Même topo du côté du pays voisin la Mauritanie qui a exprimé, elle aussi, à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’extérieur, repris par l’agence mauritanienne d’information (AMI), sa « préoccupation », de la situation dans la zone d’El-Guerguerat, tout en appelant à « la retenue, et privilégier la voie de la sagesse et de la raison » pour la préservation du cessez-le-feu qui a été violé vendredi par l’armée marocaine par son  agression contre des manifestants civils sahraouis pacifiques. « La Mauritanie exhorte tous les acteurs à préserver le cessez-le-feu et à rechercher une solution urgente et consensuelle de la crise, conformément aux mécanismes et modalités des Nations unies, solution qui préserve les intérêts des parties et épargne la zone de davantage de conflits », a conclu le communiqué.
Brahim Oubellil