AFFAIRE EVCON D’ISSAD REBRAB : Le procès prévu pour aujourd’hui

Le procès du P-DG du groupe Cevital, Issad Rebrab, dans l’affaire EvCon Industry, est prévu pour aujourd’hui au tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. Devant s’ouvrir, le 25 décembre dernier, le procès a été reporté pour aujourd’hui sur demande du collectif de la Défense pour pouvoir compléter le dossier et entendre le représentant de la Douane qui ne s’était pas présenté à l’audience. Placé en détention provisoire depuis le 23 avril dernier, le P-DG du groupe Cevital est poursuivi pour « fausses déclarations liées à des transferts de capitaux vers l’étranger, surfacturation d’équipements importés et importation de matériel d’occasion alors qu’il avait bénéficié d’avantages douaniers, fiscaux et bancaires». Cette affaire concerne l’opération d’importation, de la part de la filiale EvCon Industry, d’une presse pour plaques sandwich destinée à produire les membranes pour la production d’eau ultra-pure. L’opération a été bloquée par la Douane pour surfacturation. Pour se justifier, le P-DG avait, alors, expliqué qu’ « il ne pouvait pas y avoir de surfacturation ; puisque la machine en question était un prototype, donc sans point de comparaison pour déterminer son prix réel ».
Le groupe Cevital avait précisé, dans un communiqué publié au lendemain de l’incarcération du P-DG, que «l’affaire d’Issad Rebrab n’est  ni une affaire de corruption, ni de détournement, ni de dilapidation de deniers publics ». « Cette mesure judiciaire concerne uniquement une des nombreuses filiales de Cevital, la société EvCon Industry, est basée, à notre connaissance, sur des allégations de fausses déclarations, de surfacturation et d’importation de matériel usagé, objet d’une plainte des services des Douanes algériennes datant de 2018 », avait précisé le groupe.
Lamia Boufassa

APRÈS AVOIR PURGé LEUR PEINE
Quatre détenus d’opinion retrouvent la liberté
Quatre détenus du Mouvement populaire et pacifique sont sortis hier, de la prison d’El-Harrach après avoir purgé une peine de six mois pour port de l’emblème amazigh pendant les manifestations du vendredi. Il s’agit de la jeune Samira Messouci, élue du RCD à l’APW de Tizi-Ouzou, de Aouissi Mustapha, El Hadi Kechou et d’Amokrane Chalal. Emprisonnés en juin dernier, ces quatre personnes avaient été accusées d’atteinte à l’unité nationale. Elles ont toutes été condamnées par le tribunal de Sidi M’hamed à «une année de prison dont six mois ferme», au mois de novembre dernier.
Lamia B.