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AFFAIRE DE L’ASSASSINAT DE DJAMEL BENSMAIL : 83 prévenus sous mandat de dépôt et 4 sous contrôle judiciaire

Sur un total de 88 suspects arrêtés dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Djamel Bensmaïl, survenu le 11 août dernier à Larbâa Nath Irathen à Tizi-Ouzou, 83 ont été placés en détention provisoire. Cette affaire ne s’arrête pas là, la justice continue à poursuivre ses investigations en vue de mettre la main sur de probables autres suspects, alors que les commanditaires sont sous le coup d’un mandat international. C’est ce qu’a révélé, en conférence de presse, le Procureur général près la Cour d’Alger, Sid Ahmed Mourad. Parmi les prévenus mis sous les verrous, un mineur, trois femmes et 24 membres du mouvement terroriste « MAK », alors que quatre d’entre eux sont placés sous contrôle judiciaire.
Selon le Procureur, « les investigations se poursuivent » par la Section de lutte contre le terrorisme et le crime organisé près le Tribunal de Sidi M’Hamed à Alger, à travers l’exploitation de tous les appareils « cryptés et mécanismes de coopération judiciaire internationale », après que l’implication d’éléments établis à l’étranger a été établie. Rappelant que les feux de forêts, « objet d’enquêtes judiciaires approfondies », déclarés dans plusieurs wilayas du pays étaient « prémédités », il a précisé qu’ « un autre crime tout aussi prémédité a été commis contre Djamel Bensmaïl, ébranlant la quiétude publique ». Djamel Bensmaïl était « un citoyen parmi tant d’autres venus de plusieurs wilayas pour aider à éteindre les flammes à Tizi- Ouzou. Il a été agressé après avoir été accusé à tort de pyromanie », a-t-il ajouté précisant que « les services de sécurité sont intervenus à temps, mais ne pouvaient le protéger des criminels en furie qui l’ont arraché des mains des policiers, en usant de violence et de force, puis l’ont lynché et tué de la manière la plus barbare qui soit, et sont allés jusqu’à filmer leur forfait ».
« Les policiers ont utilisé la force et tous les moyens dont ils disposaient pour protéger la victime, et certains (policiers) ont même été blessés », a-t-il expliqué. En réponse à des questions des représentants des médias, Mourad a indiqué que « les personnes impliquées dans ce crime, placées sous mandat de dépôt, seront traitées comme les autres détenus », rappelant que beaucoup d’entre eux « ont été présentés devant le procureur de la République en présence de leur avocats ». À ce propos, il a assuré que le système judiciaire et policier algérien « respecte les droits de l’homme », c’est pourquoi « l’organisation pénitentiaire algérienne est devenue un modèle » pour plusieurs pays.
F. G.