Abdelaziz Belaid
Abdelaziz Belaid

ABDELAZIZ BELAÏD, EX-CANDIDAT À la PRÉSIDENTIELLE ANNULÉE D’AVRIL DERNIER : « Le cadre constitutionnel, première option pour trouver les solutions appropriées à la crise»

Le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, a appelé à la nécessité de mettre en place la commission nationale d’organisation et de préparation de l’élection présidentielle « dans les plus brefs délais» a-t-il précisé, lors d’une rencontre régionale des militants de son parti, à Guelma.
S’inscrivant sur la voie d’une solution devant être dans le cadre constitutionnelle, selon l’initiative du chef de l’État, Abdelkader Bensalah, le patron du Front El Moustakbel a affirmé, « il ne faut pas perdre davantage de temps», appelant à «accélérer la mise en place de l’initiative du chef de l’état, Abdelkader Bensalah» s’agissant notamment, a-t-il poursuivi de «l’ouverture d’un dialogue » en vue de la mise en place de la commission nationale devant organiser la présidentielle. Pour l’ex-candidat à la présidentielle d’avril dernier, annulée par l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, suite à l’annulation de son 5ème mandat sous la pression du mouvement populaire pacifique du 22 février, dernier, Il est aussi nécessaire de procéder à des « ramifications » au niveau des wilayas et des communes, « pour mettre un terme à toutes les formes de fraude » a-t-il souligné.
Pour le médecin de profession, c’est par la tenue d’un scrutin présidentiel transparent, non préparé, organisé, supervisé par le ministère de l’Intérieur et l’administration, permettra à l’Algérie « d’entrer de plein-pied dans la vraie démocratie » a-t-il affirmé, devant les militants de son parti, dans l’après-midi de samedi, à partir de Guelma. « C’est à travers l’organisation d’élections propres et transparentes », a-t-il déclaré, que le président élu sera « le seul capable d’édifier une nouvelle Algérie à la faveur d’un dialogue ouvert à toutes les forces vives » notamment dans l’élaboration d’une Constitution « consensuelle et un gouvernement consensuel ». Réitérant, à cette occasion, son attachement au respect de la Constitution, lequel texte fait débat sur la scène nationale, notamment chez la classe politique et les constitutionnalistes, après la prorogation par le Conseil constitutionnel de l’intérim du Chef de l’État, Abdelakader Bensalah, au-delà du 9 juillet dernier, Belaïd Abdelaziz invite l’ensemble des acteurs de la scène nationale à s’attacher au cadre constitutionnel, considérant celui-ci comme «première option pour trouver les solutions appropriées» à la crise que vit le pays. Ce qui l’amène à affirmer, à propos de la crise, que celle-ci n’était «pas grave» et ce, explique-t-il, pour trois raisons principales, selon lui. Citant « la cohésion de l’Armée nationale capable d’assurer la stabilité du pays », « la conscience populaire qui se traduit par les marches pacifiques » et enfin, conclut-il, « pour les richesses et les ressources dont jouit le pays ».
Le patron du Front El-Moustakbel a réaffirmé que son parti est ouvert au dialogue et les échanges avec l’ensemble des acteurs qui souhaitent que « l’Algérie sorte de la crise » en indiquant qu’il a eu à « discuter avec Abdelkader Bensalah » outre ses rencontres politiques avec « plusieurs formations politiques » sans les citer avant d’ajouter « et nous dialoguerons avec tout le monde » a affirmé , le président du Front El-Moustakbel, Belaïd Abdelaziz.
Karima B.