Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé que les conclusions des discussions tenues en Suisse servent les intérêts du peuple libanais, tout en dénonçant l’accord-cadre conclu récemment à Washington entre les autorités libanaises et l’entité sioniste, qu’il a qualifié de « complot » et de « source de discorde ». Selon l’agence iranienne Tasnim, Nabih Berry s’est entretenu par téléphone avec le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Les deux responsables ont évoqué les relations bilatérales ainsi que les derniers développements de la situation au Liban, dans un contexte marqué par de nouvelles initiatives diplomatiques visant à mettre fin au conflit. Au cours de cet échange, Mohammad Bagher Ghalibaf a souligné que la fin de la guerre au Liban, la préservation de la souveraineté du pays et de son intégrité territoriale constituent des éléments essentiels du premier volet du mémorandum d’entente conclu à Islamabad. Il a insisté sur l’objectif de parvenir à un arrêt définitif des hostilités, au retour des personnes déplacées, à la fin de l’occupation israélienne et au retrait des forces israéliennes des territoires libanais occupés. Le président du Parlement iranien a également indiqué que les discussions organisées en Suisse avaient abouti à la création d’une « Unité de régulation du conflit », réunissant l’Iran, les États-Unis et le Liban. Cette instance aurait pour mission de superviser les efforts visant à contenir puis à mettre un terme à la guerre au Liban. De son côté, Nabih Berry a estimé que les résultats des pourparlers de Suisse vont dans le sens des intérêts du peuple libanais. Il a toutefois accusé Israël de chercher à contourner la question du rétablissement de la pleine souveraineté du Liban sur son territoire. Le chef du Parlement libanais a, en outre, vivement critiqué l’accord signé à Washington entre Beyrouth et Israël, le qualifiant de « complot » et de « facteur de division », sans fournir davantage de précisions sur les aspects qu’il conteste. D’après la télévision iranienne, les deux responsables ont convenu de la nécessité de réunir dans les plus brefs délais l’« Unité de régulation du conflit », afin d’accélérer les démarches en faveur d’un cessez-le-feu durable et de la fin des opérations militaires.
Téhéran conditionne son accord au respect de la souveraineté libanaise
Parallèlement, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réaffirmé que le maintien du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis reste conditionné au respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du Liban. Le responsable iranien a appelé Washington à prendre toutes les mesures nécessaires pour contraindre Israël à cesser toute action militaire sur l’ensemble du territoire libanais. Il a également réclamé l’établissement, dans les meilleurs délais, d’un calendrier pour le retrait inconditionnel des forces israéliennes des territoires libanais occupés. Ces déclarations interviennent au lendemain de la signature, vendredi, par les autorités politiques libanaises d’un accord-cadre en quatorze points avec l’entité sioniste. Ce texte suscite de vives réactions au Liban, notamment de la part du secrétaire général de la résistance libanaise, Cheikh Naïm Qassem, qui a estimé qu’il priverait les Libanais de leur droit au retour sur leurs terres et pourrait ouvrir la voie à une annexion de territoires libanais par l’entité sioniste.
M. S.













































