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UN REPORTER DANS LA FOULE : Drogue : retour à la peine de mort

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L’Algérie mène une « guerre sans merci » contre le narcotrafic. De nombreux réseaux tombent chaque jour. D’énormes quantités de drogues et de stupéfiants sont saisies lors de ces arrestations. Ces résultats de nos services de sécurité sont appuyés par d’autres mesures en amont et en aval. Des mesures contenues dans la loi 25-03 du 1er juillet 2025 modifiant et complétant la loi 04-18 du 25 décembre 2004. En vertu de cette nouvelle loi « des tests dépistage négatifs attestant de la non consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes sont exigés dans les dossiers des candidats aux concours de recrutement dans les administrations, les établissements et institutions publics, les établissements d’intérêt général et ceux ouverts au public et les institutions et organismes du secteur privé » (Art. 5 bis 9). C’est-à-dire quel que soit le type de recrutement. Secteur public et privé. Une loi suivie par le décret exécutif 26-77 du 14 janvier 2026 qui fixe les conditions et les modalités de dépistage de l’usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes dans les établissements d’éducation, d’enseignement et de formation (FP). Cette fois, ce sont les élèves (et dans certains cas exceptionnels même ceux du primaire), les étudiants et les stagiaires de la FP qui sont concernés. Ce n’est pas tout. À cette prévention et à cette répression s’ajoute le recours à la peine capitale contre les narcotrafiquants et que le Chef de l’État a rappelé lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale le 28 juillet dernier. La loi de juillet 2025 prévoit la peine de mort dans au moins trois infractions liées à la drogue : 1) si l’infraction est commise aux abords d’un établissement scolaire et de formation, 2) elle remplace la perpétuité dans les cas de stupéfiants synthétiques (durs), 3) dans les cas de récidives (art.16 bis 2 alinéa 3, art. 21 bis alinéa 2 et 8). Ce qui corrobore la déclaration du président Tebboune qui a qualifié la lutte contre le narcotrafic de « guerre sans merci ». Il est utile de rappeler à l’opinion que l’Algérie n’a jamais aboli la peine de mort. Elle a cependant adopté un moratoire depuis 1993, qui est une suspension provisoire des exécutions, qui peut être levée à tout moment. Ce qui semble être le cas présentement. Parmi les pays qui appliquent la peine de mort, il y a les États-Unis, la Chine, le Vietnam, Singapour, l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan, Cuba, l’Égypte, etc… Il y a lieu de constater que là où la peine de mort existe, les trafiquants de drogue ne s’y hasardent pas. Ce qui donne à la peine capitale un effet dissuasif incomparable. Autre moyen de lutte récemment introduit dans notre pays : les tests salivaires anti-drogues des automobilistes lors de contrôles routiers qui se sont généralisés, depuis peu, à travers l’ensemble du pays. Y sont ajoutés les tests d’alcoolémie qui sont appliqués même si la consommation d’alcool est quasiment nulle. Ceci pour plusieurs raisons dont la principale est l’odeur qu’elle dégage et qui expose immédiatement l’auteur à la poursuite des vérifications en laboratoires au moyen d’une prise de sang. Les drogues et les stupéfiants sont inodores mais comporte des signes qui attirent l’attention. Comme les yeux rouges vitreux et/ou un comportement qui alterne nervosité et ralentissement des gestes…Les gendarmes et les policiers sont formés pour détecter, au premier regard, les présumés consommateurs de drogues et de stups. En conclusion, on peut dire sans se tromper que le recours à la peine de mort indique que l’ampleur prise par le narcotrafic ne laisse pas d’autre choix. C’est une guerre par procuration que nos ennemis nous livrent en utilisant les drogues et stupéfiants comme armes de destruction massive ciblant notamment notre jeunesse. Nous ne cesserons pas de dire que cette guerre doit mobiliser l’ensemble des Algériens aux côtés de nos forces de sécurité avec, à leur tête, notre Armée. Par le moindre signalement, qu’il s’agisse du petit revendeur jusqu’aux « barons » ou même ces bandes de quartiers qui trouvent leur « courage » dans la consommation de Cam et de psychotropes. Ces bandes qui sont souvent filmés par des citoyens et cueillis sans ménagements par les policiers et gendarmes. L’heure est à la défense du pays qui a été libéré grâce au sacrifice de millions de chouhada. Un héritage dont nous devons être digne et que nous nous devons protéger et transmettre, à notre tour, à nos enfants ! Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com

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