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2027 est devant nous !

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L’Algérie compte sur les mines comme secteur stratégique à forte valeur ajoutée pour sortir à terme de la dépendance aux hydrocarbures. L’objectif global, tous secteurs confondus dans le cadre de la diversification, étant d’atteindre un PIB à 400 milliards de dollars. Dans ce sens, force est de constater que le programme national relatif au développement des mines marche comme sur des roulettes. C’est-à-dire que la réalisation des différentes étapes des trois projets phares y afférents, à savoir Gara Djebilet pour le fer, Tala Hamza pour le zinc-plomb et Bled El Hadba pour le phosphate intégré, satisfait à l’exigence de respect des délais. Ébauchée, à la base, sur le papier, l’ossature d’une industrie minière voulue véritable avec, à la clé, toute sa chaîne de valeur, devient aujourd’hui une réalité. Les projets miniers sont sortis de terre. Mais derrière cette cadence soutenue dans la mise en œuvre, il y a un « chef de projet » très à cheval sur les délais. Le président de la République n’a, en effet, rien laissé au hasard. L’exécution du plan d’action répond à un calendrier soigneusement fixé pour rester dans les délais impartis. La mise en œuvre des projets fait l’objet d’un suivi périodique rigoureux. Les responsables chargés du suivi sont, à leur tour, évalués suivant l’obligation des résultats. La barre des objectifs est placée très haut pour ne pas se permettre une perte de temps. C’est ainsi que le gouvernement a gardé le cap de 2027 comme échéance, qui verrait le deuxième projet minier dans la série mis en service (au premier semestre de cette année). Il s’agit de la mine du phosphate intégré de Bled El Hadba dans la wilaya de Tebessa comme projet auquel s’agrège la ligne de chemin de fer de l’Est qui relie le chantier au port phosphatier d’Annaba. L’autre géant de l’Est vient de franchir une étape décisive. L’Algérie a signé, hier, avec ses partenaires italiens et chinois, les premiers contrats. Ils concernent l’ingénierie et la construction d’une part et, d’autre part, de la mise en œuvre de la première phase du projet de Bled El Hadba. Quelques chiffres clés nous donnent un peu un aperçu sur l’importance économique et stratégique du projet dans le cadre de la diversification de notre économie à l’horizon. Dans sa première phase, cette mine est dotée d’une capacité de 5,5 millions de tonnes/an et d’une capacité globale de production de phosphate concentré estimée à 3,2 millions de tonnes/an. Cette étape comprend aussi la réalisation d’un complexe industriel intégré à Oued Kebrit pour produire 2,4 millions de tonnes d’engrais phosphatés, 570 000 tonnes d’engrais azotés/an et des quantités d’autres produits intermédiaires, ainsi que la réalisation d’infrastructures portuaires à Annaba, permettant de mettre en place un écosystème industriel et logistique intégré. C’est parti pour Bled El Hadba !

Farid Guellil

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