Le MCA revoit ses plans : Mansoul ne viendra pas

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Le MC Alger a finalement mis un terme aux négociations avec Ameur Mansoul, annoncé quelques jours plus tôt comme directeur sportif et porte-parole du club. Une issue qui évite au Mouloudia de s’engager avec un profil dont le parcours récent, malgré des diplômes importants, ne présentait pas les garanties nécessaires pour occuper un poste aussi stratégique.
Le scénario aura été aussi rapide qu’inattendu. Le 20 septembre dernier, le MC Alger annonçait en grande pompe la nomination d’Ameur Mansoul comme directeur sportif et porte-parole officiel. Onze jours plus tard, le club faisait machine arrière. Les négociations contractuelles ont pris fin sans accord définitif, après des réserves émises par l’intéressé sur certaines clauses liées au cadre de travail et aux modalités d’exercice de ses fonctions. Officiellement, les deux parties se sont séparées à l’amiable et dans un climat de respect mutuel. Le communiqué du MCA insiste sur l’existence d’un accord de principe autour des missions et des objectifs avant l’ouverture des discussions contractuelles. Mais au-delà de cette version administrative, cette volte-face permet surtout de revenir sur une nomination qui avait déjà suscité des interrogations dans l’environnement du club. Car si le CV de Mansoul pouvait paraître séduisant sur le papier, avec notamment une licence UEFA Pro, une formation de directeur sportif obtenue en Italie et plusieurs stages spécialisés, son expérience récente à des postes à responsabilité ne plaide pas en sa faveur. Le diplôme ne suffit pas à lui seul pour diriger le secteur sportif d’un club comme le Mouloudia, avec ses ambitions, ses moyens et la pression qui accompagne chacune de ses décisions.

Un parcours récent qui interroge
Son passage au CS Constantine constitue un premier élément à considérer. Nommé directeur sportif durant l’été 2025, Mansoul n’a conservé son poste que trois mois avant d’être relevé de ses fonctions en novembre. Cette expérience, censée lui permettre de mettre en pratique ses compétences dans la gestion d’un club professionnel, s’est donc achevée prématurément. Son passage à la Direction technique nationale de la FAF avait également été marqué par une fin anticipée. Mansoul avait occupé cette fonction entre 2023 et 2024, avant de quitter son poste. Son bilan et les résultats enregistrés par les sélections de jeunes sous sa responsabilité avaient alors alimenté les critiques autour de son passage à la DTN.
Dès lors, la question était légitime : pourquoi confier au MCA un poste aussi important à un responsable dont les deux dernières expériences directement liées à la gestion sportive avaient été aussi courtes ? Le directeur sportif doit pourtant être l’un des piliers d’un projet de club. Il doit construire une ligne sportive, assurer sa continuité et disposer d’une réelle capacité à travailler dans la durée. Le Mouloudia n’avait donc pas besoin d’un simple nom ou d’un CV rempli de diplômes. Le club avait besoin d’un responsable capable d’assumer la pression, de maîtriser le recrutement, de structurer le secteur sportif et surtout de s’inscrire dans un projet à long terme. Sur ce point, la nomination de Mansoul pouvait difficilement être considérée comme une évidence.
Son arrivée avait d’ailleurs suscité des réserves dans certains cercles de la famille mouloudéenne et chez des supporters, précisément en raison de ses expériences précédentes. Le dénouement intervenu avant même sa prise de fonction évite finalement au club de devoir tirer les conséquences d’une collaboration qui aurait pu rapidement devenir problématique. Le MCA doit maintenant regarder devant lui. Le poste de directeur sportif reste à pourvoir et le choix du prochain responsable devra répondre à des critères plus exigeants : expérience concrète dans la gestion d’un club, capacité à construire un projet sportif et, surtout, aptitude à travailler dans la durée.
Cette fois, le Mouloudia a peut-être évité une erreur avant qu’elle ne devienne un nouveau problème.
Mohamed Amine Toumiat