Medjahed

UN GÉNÉRAL-MAJOR À LA RETRAITE NOMMÉ CONSEILLER AUX AFFAIRES SÉCURITAIRES ET MILITAIRES : Tebboune s’est entouré de Medjahed  

Le général- major à la retraite, Abdelaziz Medjahed, a été nommé conseiller auprès du président de la République, en qualité de chargé des affaires sécuritaires et militaires, selon le décret, N°09/2020, promulgué, le 12 février dernier.

Dans ses analyses et ses interventions, par lesquelles il s’est fait connaître dans les conférences et tribunes médiatiques locales et étrangères, il aborde les questions sécuritaires et stratégiques, ainsi que sur l’actualité internationale, notamment sur les causes justes des peuples, palestinien et sahraoui, dans leurs luttes pour la liberté et l’Indépendance, Abdelaziz Medjahed a eu à occuper le poste de chef d’état-major de l’armée de terre algérienne.
Sur l’actualité régionale, la crise libyenne qui est une source de préoccupation pour l’Algérie qui, depuis l’éclatement de la crise dans ce pays, en 2011, a appelé les Libyens à emprunter la voie du dialogue, pour éviter le pire scénario, pour ce peuple frère, le général-major à la retraite, a eu à s’exprimer sur cette question à de nombreuses occasion. Récemment sur le rôle à jouer par l’Algérie, dans la résolution de la crise libyenne, Abdelaziz Medjahed a été affirmatif, dans sa réponse, à la question d’un quotidien national. Il dira, en effet que « l’Algérie peut jouer son rôle à la condition que l’objectif demeure uniquement l’intérêt du peuple libyen, loin des autres intérêts qui profitent à d’autres pays que la Libye elle-même» et d’ajouter que « tout agenda contraire aux intérêts des Libyens ne ferait qu’accentuer la crise » a-t-il averti.
Poursuivant, il a indiqué, dans sa réponse, que « l’Algérie peut réussir à régler cette crise libyenne si les parties libyennes se montrent convaincues que la solution est entre leurs mains », ajoutant avec insistance, qu’«il n’y a pas de solution à la crise libyenne en dehors de celle qui se fait au nom de l’intérêt des Libyens». Pour ce spécialiste en géostratégie et problématiques sécuritaires et ancien commandant de la prestigieuse Académie militaire de Cherchell, animant le Forum du Courrier d’Algérie, en juin 2018, avait souligné, sur ce qui se passe dans l’espace africain, le Sahel, qu’  il est impératif de « s’interroger sur que sont les acteurs, visibles et invisibles » et de situer, a-t-il poursuivis, « le Sahel dans le monde» outre de voir la course effrénée de certaines puissances, pour contrer l’émergence de nouvelles puissances économiques africaines ou étrangères à notre continent.
Sur l’activité des groupes terroristes dans cette région africaine, il avait affirmé que les groupes terroristes «Boko Haram, d’ El –Qaïda et Daech sont des faces d’une même pièce » et que ces terroristes « sont uilisés comme des chevaux de Troie par l’impérialisme occidental », reflétant «une plus grande convergence des intérêts de pays occidentaux».
Ces derniers se sont déployés et se déploient, dans des zones et des régions connaissant une activité terroriste, activité qui précipite le déplacement des militaires de pays occidentaux, principalement les membres de l’Otan, dans leur course pour le contrôle des sources énergétiques et les voies d’approvisionnement en énergie. Sur le Sahara occidental, question de décolonisation inscrite aux Nations unies (ONU) et à l’Union africaine (UA), le général- major à la retraite, Abdelaziz Medjahed a affirmé, décembre dernier, que « le Sahara occidental est le ciment de l’Union maghrébine comme l’est la Palestine pour la Nation arabe ».
Karima Bennour