UGCAA : plaidoyer pour un fonds spécial pour le Sud

Une conférence de presse s’est tenue hier au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens ayant pour thème «Commerce et développement local dans le Sud». Boulenouar Hadj Tahar, porte-parole de l’Ugcaa, à ouvert la séance en mettant en exergue la crise interne qui secoue ce syndicat des commerçants pour mener à bien sa mission. Le porte-parole a évoqué les différents problèmes économiques dont sont confrontées les différentes wilayas du Sud qui peinent à faire face à la situation financière pour répondre aux besoins du pays en matière de production locale dans les différentes activités du secteur économique. Aussi, Boulenouar a évoqué le problème lié à cette région qui est celui de la distribution. Il a pris comme exemple l’insuffisance de production de lait en sachet qui fait cruellement défaut et dont la distribution laisse à désirer. Cette mauvaise organisation suscite une pénurie persistante en ce qui concerne les produits laitiers. Ceci sanctionne davantage les commerçants vis-à-vis de leurs clients. Le quota distribué ne répond nullement à la demande du consommateur et ce dernier se trouve également sanctionné malgré lui par la mauvaise distribution qui perturbe largement ses besoins en matière de lait. D’après Boulenouar, le Sud est complémentaire du Nord en matière de production et de distribution. C’est toujours le commerçant qui paie un lourd tribut pour satisfaire la demande de ses clients. Cette perturbation dans la production et la distribution de lait est tributaire de la mauvaise organisation des gestionnaires dans la mission qui leur est confiée. Le distributeur quant à lui, trouve le prétexte du problème lié aux éventuelles perturbations sur les réseaux routiers pour mener à bien sa mission. Aussi, le porte-parole n’a pas manqué de mettre en exergue le manque d’activés dans le secteur de l’agriculture. « Les petits agriculteurs ne suscitent aucun intérêt pour l’État. Même le fonds qui leur est attribué n’est pas conséquent pour développer ce secteur» dira-t-il Akli Moussouni, ingénieur agronome et expert international en développement agricole n’a pas manqué à son tour de donner des explications en évoquant l’importance de la lecture géographique de l’Algérie dans toutes les wilayas. Tout d’abord il a insisté sur l’importance du développement local dans le tourisme. Il est un levier pour le développement durable en contribuant au développement économique du pays de par les revenus qu’il procure et par sa contribution importante. Il est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie algérienne. L’Algérie a résolument et stratégiquement opté pour le développement du tourisme en tant que valeur économique sûre; elle est également convaincue que celui-ci, pour être compétitif dans l’espace méditerranéen, doit prendre pour fondements des valeurs écologiques et environnementales. Cela se justifie aussi par une exigence touristique nouvelle, de plus en plus portée vers les destinations les plus « naturelles » possibles. Les décideurs et les gestionnaires du tourisme sont aujourd’hui conscients que la protection du littoral, la préservation d’une bonne qualité des eaux et la disponibilité des surfaces littorales ayant maintenu leurs caractéristiques originelles, sont une garantie au développement durable et pérenne du tourisme.
Lazreg Aounallah

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