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RÉCUPÉRATION « À L’AMIABLE » DE L’ARGENT DILAPIDÉ : Le RND et le Front El-Moustakbal disent « oui »

Les nouveaux députés de la chambre basse du parlement ont poursuivi, hier, pour le deuxième jour consécutif, le débat en séance plénière sur le Plan d’action du Gouvernement, et ce en présence du Premier ministre, ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, et le président de l’APN, Ibrahim Boughali.

Question saillante soumise par le Gouvernement comme proposition, la récupération, dite à « l’amiable », de l’argent détourné par les hommes d’affaires condamnés pour grande corruption. Ainsi, la proposition du gouvernement concernant la récupération de l’argent détourné par les hommes d’affaires apparentés à la « bande », condamnés pour des faits de corruption, consistant notamment en «un règlement à l’amiable», sinon une sorte d’amnistie économique, avec ceux qui ont dilapidé cet argent, a été accueillie à bras ouvert par certains partis politiques à l’APN, à l’instar du RND, El-binaâ et El-Moustakbal. Pour Kamel Benkhellouf, du front el-Moustakbal, « il n’y a pas de solution autre que cette réconciliation économique ». Selon lui «aucune banque au monde n’accepterait de lâcher de l’argent ». Affirmant, toutefois que ce règlement à l’amiable « ne signifie nullement une quelconque amnistie et absolution ». Sur ce, il recommande un accompagnement judiciaire. Également, Hichem Saffer du RND a salué l’initiative indiquant que toute solution pouvant aider à récupérer l’argent est un acquis. En revanche, le MSP est contre cette proposition, pensant « qu’il s’agit là d’un renoncement flagrant à l’une des revendications du mouvement populaire ». Pour Ahmed Sadouk, le comble c’est que cela figure dans le plan d’action du gouvernement au  chapitre de la «moralisation de la vie politique et publique». Plaidoyer pour concentrer le développement dans les Zones d’ombre.
Au sujet du PAG, les intervenants se sont basés sur les prèoccupations locales de leurs régions, saluant le contenu du programme de Benabderrahmane, appelant à favoriser un climat d’investissement pour la relance économique et sa diversification. Tout en notant quelques carences concernant la bureaucratie et le développement dans les zones d’ombre. Dans ce cadre, le député du parti Sawt Echaâb, Hossein Hadjadji, a précisé que ce plan intervient dans des circonstances difficiles, or « il traduit la bonne volonté de l’État pour l’édification d’une Algérie nouvelle ». Par ailleurs, le même intervenant a plaidé pour la modernisation de l’administration et la lutte contre la bureaucratie qui bloque le développement des différentes communes et wilayas du pays. Quant au député du parti du FLN, El-Sadik Bekhouche, la priorité est de s’intéresser davantage aux villes frontalières et les zones d’ombre qui souffrent de plusieurs problèmes et manquent de projets de développement. Saluant en outre la décision du président de la République Abdelmadjid Tebboune, de consacrer une allocation de chômage aux jeunes et qui est sensée de régler un certain nombre de problèmes. En outre et de son point de vue, Abdelkader briche, du parti el-binaâ, estime que le plan d’action du gouvernement aidera à renforcer le rôle de l’État en matière de la transparence et la justice, « il a comporté les mécanismes de lutte contre la corruption aux niveaux politique et économique » à travers la mise en place de nouvelles lois sur les deux niveaux. Également, il poursuit, « le plan contient des objectifs et des ambitions comportant de grands ateliers de réforme dans les finances et l’investissement.

Crimes contre les imams : appels à durcir les peines
Des députés ont dénoncé, hier, le phénomène de l’assassinat des imams dans le pays qui prend de l’ampleur. Il y a deux jours, un imam a été découvert le corps complètement calciné dans un oued à Bordj Bou Arreridj. Ceci, après le crime survenu, juillet dernier, à Tizi-Ouzou, où un imam a été égorgé dans une mosquée à Draâ El-Mizan. Dans ce cadre, le député, Tebboub Salim, a appelé les autorités concernées à durcir les peines contre ces acteurs et à ouvrir des enquêtes profondes.
Sarah Oubraham