La première édition du Festival national du livre lu a été inaugurée à la Bibliothèque nationale d’El-Hamma à Alger, sous le slogan « À nos livres, une autre vie ». Initiée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, la manifestation se poursuit jusqu’au 5 octobre à travers les différentes wilayas du pays, avec l’ambition de redonner toute sa place au livre et de faire de la lecture un véritable acte culturel et social. Lancée à travers une exposition réunissant éditeurs et institutions culturelles, dont l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) et l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), cette initiative met en lumière la diversité de la production éditoriale nationale et encourage le partage des ouvrages, notamment à travers les dons destinés aux bibliothèques et aux régions éloignées. Dans une allocution lue en son nom, la ministre de la Culture, Malika Bendouda a présenté le festival comme une occasion de célébrer le livre, dont la vie « se renouvelle avec chaque nouveau lecteur ». La ministre a également appelé à redécouvrir les ouvrages anciens, les éditions rares et les revues qui ne sont plus rééditées, tout en encourageant les initiatives de collecte et de don de livres. « L’investissement dans le livre est un véritable investissement dans l’être humain », a-t-elle souligné, mettant en avant le rôle de la lecture dans la formation de l’esprit critique, l’innovation et l’acquisition des connaissances. Cette dynamique pose également la question de la place à accorder à la lecture dans les établissements scolaires et universitaires, tous cycles confondus. Au-delà des programmes pédagogiques, la lecture gagnerait à être davantage visible dans les classes, à travers des espaces d’échange, des clubs de lecture, des débats autour des œuvres et la découverte de récits d’ici et d’ailleurs. Cette pratique est particulièrement importante dans les filières littéraires et artistiques, où le livre constitue une matière première pour nourrir l’imaginaire, enrichir la réflexion et ouvrir les élèves et les étudiants à d’autres expériences humaines. Car le livre demeure, au-delà de l’objet culturel, une véritable nourriture de l’esprit. Lire, c’est acquérir des connaissances, développer son regard sur le monde, découvrir d’autres sociétés et d’autres époques, mais aussi apprendre à questionner, à argumenter et à construire sa propre pensée. Le programme du festival prévoit, dans cette perspective, des ateliers, des conférences et des rencontres autour de nouvelles publications, ainsi que des débats littéraires dans le cadre du Book Club. Une conférence consacrée à « Comment lire », abordant notamment les rapports entre lecture, supports numériques et intelligence artificielle, a marqué la journée inaugurale.
A. N.















































