La solidarité internationale avec la cause sahraouie continue de gagner du terrain en Europe et dans d’autres régions du monde, avec un soutien renouvelé au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la liberté. Plusieurs initiatives organisées récemment en Espagne, en Belgique et au Brésil ont également insisté sur la nécessité de préserver le rôle du droit international et de parvenir à un règlement juste et durable de la question du Sahara occidental. En Espagne, la commune d’Esplugues de Llobregat, à Barcelone, a accueilli, vendredi, une conférence politique consacrée à la lutte du peuple sahraoui pour sa souveraineté, sous le thème : « Sahara occidental : le droit à l’autodétermination face à l’oubli ». La rencontre a été animée par le représentant du Front Polisario en Catalogne, Mohamed Salem Ahmed Labied, aux côtés de David Minoves i Llucià, président du Centre international pour les minorités ethniques et les nations (CIEMEN). Les intervenants ont abordé les dimensions juridiques et politiques de la question sahraouie, tout en soulignant la nécessité d’une mobilisation internationale face aux tentatives d’effacement de cette cause.
Le droit international au cœur des débats à Bruxelles
À Bruxelles, une rencontre organisée au Centre culturel d’expression et de création sous le titre « Réhabiliter le droit international : la Palestine et le Sahara occidental » a été consacrée au rôle du droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, avec un focus particulier sur les situations en Palestine et au Sahara occidental. Les débats ont porté sur la persistance des deux questions, les interrogations qu’elle soulève quant au respect des résolutions des Nations unies, à la protection des droits humains et à l’application des règles du droit international, ainsi que sur les transformations de la politique internationale et les risques liés au recul de l’attachement aux normes juridiques internationales. Plusieurs experts, universitaires et militants solidaires des causes palestinienne et sahraouie ont pris part aux échanges, dont Pierre Galand, président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui, et la chercheuse belge en droit international et humanitaire Khida Djanaralieva. Les participants ont notamment mis en avant des convergences entre les deux dossiers en matière de lutte contre l’occupation et la colonisation, d’exploitation des ressources naturelles et de défense des droits des populations, tout en soulignant l’influence des positions des puissances internationales sur l’évolution des deux questions. Ils ont réaffirmé que le respect du droit international, le droit des peuples à l’autodétermination et la mise en œuvre des résolutions des Nations unies constituent des principes fondamentaux devant être préservés. Leur remise en cause, ont-ils estimé, risque d’affaiblir l’ordre juridique international et d’avoir des répercussions sur la sécurité et la stabilité internationales.
Mobilisation de la jeunesse au Brésil
Au Brésil, une rencontre intitulée « La lutte anti-impérialiste et le rôle de la jeunesse dans la révolution » s’est tenue à la Faculté d’éducation de l’Université de Brasilia. Le représentant du Front Polisario au Brésil, Ahmed Lemoulay Ali, y a présenté un exposé consacré à la lutte de la jeunesse sahraouie pour la liberté et l’indépendance. La rencontre a également été l’occasion de mener des actions de sensibilisation et d’appeler à rejoindre la quatrième caravane brésilienne de solidarité avec le peuple sahraoui, qui doit se rendre dans les camps de réfugiés sahraouis. Cette initiative vise notamment à renforcer la sensibilisation au sein de la société latino-américaine autour du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, alors que la question du Sahara occidental continue de faire l’objet d’initiatives de solidarité dans plusieurs régions du monde.
M. S.















































