L’Algérie réaffirme son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud et d’un ordre international plus équitable.
À New York, lors de la 50e réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 77 (G77) et de la Chine, tenue en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a particulièrement mis en avant l’attachement de l’Algérie aux principes de la Charte d’Alger de 1967 (Charte adoptée à l’issue de la première réunion ministérielle du G77 à Alger en 1967, ndlr).
Dans son intervention, le ministre d’État a souligné l’importance du G77+Chine dans un contexte marqué par de profondes mutations de l’ordre international, estimant que celles-ci rendent plus que jamais nécessaires l’unité et la solidarité des pays du Sud.
Il a réaffirmé que l’Algérie « demeurera résolument engagée » en faveur de la coopération Sud-Sud, de la défense du droit des peuples au développement et de l’édification d’un ordre international « plus juste, plus inclusif ».
Ahmed Attaf a également plaidé pour un multilatéralisme plus équitable, capable de remédier aux déséquilibres structurels du système international de financement et de garantir aux pays du Sud un accès plus équitable aux ressources et aux technologies.
L’objectif est notamment de renforcer leurs capacités et de leur permettre de participer pleinement aux transformations économiques et technologiques mondiales.
Le numérique et le climat, nouveaux enjeux du développement
Le ministre d’État a, par ailleurs, appelé à empêcher que la révolution numérique et l’intelligence artificielle ne deviennent une nouvelle source de fracture entre le Nord et le Sud. Il a insisté sur la nécessité de mettre la technologie au service du développement et de l’autonomisation des peuples, dans le cadre d’une gouvernance internationale inclusive et d’un accès plus équitable au savoir. Sur le changement climatique, Ahmed Attaf a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au principe des responsabilités communes mais différenciées, rappelant que les pays en développement, notamment africains, subissent des conséquences de plus en plus lourdes alors qu’ils ont peu contribué au phénomène. Il a ainsi appelé à accélérer le financement de l’action climatique, le transfert de technologies et le soutien aux pays les plus vulnérables. À travers ces positions, l’Algérie réaffirme sa volonté de voir renforcée la solidarité entre les pays du Sud et de faire du multilatéralisme un véritable instrument au service du développement, de l’équité et du bien-être des peuples. Aussi de son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné qu’« il est impératif d’institutionnaliser la coopération sud-sud et triangulaire afin d’approfondir l’interdépendance économique et de tirer parti des avantages comparatifs partagés par les pays du sud », a déclaré Haddadi, également vice-présidente du Dialogue de haut niveau du mécanisme africain d’évaluation par les paris (MAEP).
Ania N.
















































