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OBLIGATION AUX PARENTS DE PAYER LES FRAIS DU 3E TRIMESTRE : Carton rouge pour les écoles privées

Les réclamations du collectif des parents d’élèves scolarisés dans les écoles privées ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Après avoir dénoncé, il y a prés d’un mois, les mesures « abusives » prises par les directeurs de ces établissements quant à l’obligation de payer les frais du troisième trimestre, ce collectif a eu gain de cause après l’intervention du ministère en sa faveur.
En effet, le département de Mohamed Ouadjaout a adressé un avertissement à l’ensemble des chefs d’établissements scolaires relevant du secteur privé, qui tenteraient de faire payer aux parents les frais de scolarisation du troisième trisme lors duquel les cours n’ont pourtant pas été dispensés en raison des mesures sanitaires prises pour endiguer la propagation du coronavirus. Le ministère de l’éducation a carrément menacé de retirer l’agrément à ces écoles, si des réclamations sont faites dans ce sens. La tutelle a estimé, dans le même contexte, qu’il n’est pas du droit des directeurs des écoles privées de priver les élèves de leurs bulletins scolaires, ou de les empêcher de se réinscrire à la prochaine rentrée, ou encore de faire un transfert vers un autre établissement. Selon la tutelle, tout contrevenant sera soumis à des sanctions, dont la fermeture de l’établissement et le retrait de l’agrément. Il convient de rappeler que les écoles privées avaient tenté d’obliger les parents d’élèves à payer les frais du 3ème trimestre alors que les cours ont été suspendus le 12 mars dernier, soit vers la fin du 2ème trimestre, et ce dans l’ensemble des établissements scolaires du pays. Une mesure « abusive» qu’a très vite dénoncée le collectif des parents d’élèves scolarisés dans les écoles privés, en s’adressant par écrit au ministre du secteur de l’éducation, Mohamed Ouadjaout.
Selon ce collectif, les écoles privées ont usé de menaces et de chantage sur les parents pour qu’ils payent les frais du 3ème trimestre lors duquel les cours n’ont pourtant pas eu lieu. «Ils ont menacé de ne pas maintenir l’enfant scolarisé dans leur établissement à la prochaine rentrée, de la rétention de ses bulletins précédents, de ses attestations de passage, et de son dossier scolaire», avaient révélé les contestataires qui ont appelé le ministre à intervenir pour trouver des solutions et mettre fin à ce litige.
Ania Nait Chalal