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LES AMIS DE L’ENVIRONNEMENT DONNENT L’ALERTE : « Les eaux usées polluent les plages oranaises »

Alors que la date d’ouverture officielle, ou pas d’ailleurs, de la saison estivale n’est pas encore connue, les associations de protection de l’environnement se disent inquiètes par le phénomène de pollution aux eaux usées des plans de baignade devenus une caractéristique du littoral oranais.

Le chapelet de plages qui orne les corniches est et ouest de la wilaya d’Oran est en train de subir les pires agressions, encouragées il est vrai par le laxisme des institutions en chargé de la protection de l’environnement. Dans une correspondance datée du 7 juin dernier, le bureau d’Oran de l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation du consommateur et son environnement, (APOCE), attire l’attention de la direction de l’environnement sur les graves faits de pollution qui affectent des plages de la corniche ouest d’Oran. Cette organisation, a indiqué dans une lettre dont nous détenons une copie, que le constat est alarmant pour certaines plages. « Sur la base d’enquêtes sur terrain et de plaintes de citoyens, nous avons découvert une véritable catastrophe écologique. Le constat que nous avons établi met en exergue le déversement des eaux usées dans des plages réputées être l’attraction pour de nombreux estivants qui affluent des quatre coins du pays et même de l’étranger, notent les responsables de l’Apoce.
Le document indique que les plages de Trouville et Paradis-Plage, dans la commune d’Ain El-Turck ainsi que les Andalouses dans la commune d’El-ançor, sont devenues le réceptacle des eaux usées qui s’y déversent à grands flots.  Elle indique que le rejet des eaux usées dans la plage de Trouville est apparu depuis la création d’une coopérative immobilière dans la région. Cela laisse supposer que le réseau d’assainissement de cette dernière aboutit au niveau du sable de cette plage qui pourrait connaitre des pics très élevés de pollution cet été. Concernant le cas de Paradis-Plage, elle impute cette situation aux pannes récurrentes des pompes de la station de relevage ainsi qu’à la réalisation par un particulier d’une conduite d’eaux usées qui se déverse directement dans la plage. Poursuivant son constat, le document indique que les causes du cas de la plage des Andalouses où se déversent, à hauteur du complexe Miami Beach, des eaux usées, restent inconnues.  L’organisation Apoce, appelle la direction de l’environnement à prendre ses responsabilités et à intervenir avec célérité pour faire cesser cette pollution et surtout rendre à ces lieux leur attractivité qui fait d’eux des pôles de tourisme balnéaire qui séduit de nombreux Algériens et étrangers qui y affluent par milliers en été. Concernant la corniche Est, d’autres associations n’ont pas manqué depuis plusieurs années de signaler des cas de pollution aux eaux usées. C’est ainsi que pour les plages et criques de la région d‘Arzew, c’est un véritable massacre qui se déroule devant le laxisme des autorités locales.
« la faune et la flore marine dans cette région est fortement menacée et l’attrait touristique a commencé à disparaitre par la faute justement de cette forme de pollution et rejet des eaux usées.  Si rien n’est fait, les plages de la corniche est d’Oran ne seront plus qu’un vague souvenir dans quelques années », indiquent des associations qui militent pour la protection de l‘environnement.
S. Ben