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LE COLLOQUE SCIENTIFIQUE SUR LE SAHARA OCCIDENTAL SE TERMINE PAR UNE RÉSOLUTION : Seul compte le référendum d’autodétermination

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Les travaux du colloque scientifique consacré à la question du Sahara occidental, organisé par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) en partenariat avec le Centre sahraoui d’études stratégiques, se sont achevés à Alger sur un consensus affirmant que la seule solution juste et conforme à la légalité internationale demeure l’organisation d’un référendum d’autodétermination permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à décider de son avenir.
Intervenant lors de la seconde et dernière journée du colloque, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Khatri Addouh, a animé une conférence intitulée « Perspectives de solution et de règlement futur ». Il y a réaffirmé que le règlement du conflit repose sur l’accord conclu entre les deux parties en 1991 sous l’égide des Nations unies, lequel prévoit l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Selon le diplomate sahraoui, cette consultation populaire constitue « l’unique voie viable » pour instaurer une paix juste et durable dans la région. Il a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien aux efforts des Nations unies afin d’achever le processus de décolonisation du Sahara occidental et de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

Hommage au soutien constant de l’Algérie
Dans son intervention, Khatri Addouh a salué la position de l’Algérie, qui, selon lui, « œuvre constamment à maintenir vivante dans les mémoires et les consciences la cause du peuple sahraoui ». Il a estimé que cet engagement traduit la fidélité de l’Algérie aux principes de sa Révolution de Novembre et à sa doctrine historique de soutien aux peuples en lutte pour leur libération. L’ambassadeur a également considéré que ce colloque illustre la constance de la position algérienne, sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, en faveur de la défense des causes de décolonisation. Il a souligné que cette rencontre constitue une contribution importante à la recherche académique et à l’analyse de la lutte du peuple sahraoui, engagée depuis plus de sept décennies.

Alger réaffirme une position « claire et cohérente»
De son côté, la directrice générale de la veille stratégique, de l’anticipation et de la gestion des crises au ministère des Affaires étrangères, Nassima Baghli, a rappelé que la position de l’Algérie sur le Sahara occidental « a toujours été cohérente et claire ». Elle a insisté sur le fait que cette question relève du processus de décolonisation et que son règlement doit impérativement passer par l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit à l’autodétermination conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions internationales pertinentes. Le directeur général de l’INESG, Abdelaziz Medjahed, a pour sa part souligné que le colloque avait permis d’aborder la question sahraouie sous ses dimensions historique, juridique, politique et géostratégique. Il a qualifié cette cause de « cause de conscience », estimant qu’elle dépasse le seul peuple sahraoui pour concerner l’ensemble des peuples attachés aux principes de liberté et de justice.
En clôturant les travaux, Abdelaziz Medjahed a également affirmé que les politiques expansionnistes de l’occupation marocaine trouvent leurs origines dans les années 1940, appelant à une mobilisation accrue des milieux universitaires, médiatiques et politiques afin de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

Des recommandations en faveur d’une action internationale renforcée
Les experts réunis lors du colloque ont plaidé pour un renforcement des mécanismes de responsabilité juridique concernant les violations commises dans les territoires sahraouis occupés. Ils ont recommandé l’internationalisation des dossiers relatifs aux violations des droits humains et le dépôt de plaintes devant les juridictions internationales et régionales. Les participants ont également appelé à adopter une approche plus efficace pour contrer les discours visant, selon eux, à remettre en cause le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Dans leurs recommandations finales, ils ont insisté sur la nécessité de faire appliquer les résolutions des Nations unies relatives à la décolonisation du Sahara occidental et ont renouvelé leur demande d’élargissement du mandat de la MINURSO afin qu’il inclue la surveillance des droits de l’homme ainsi que la protection du droit du peuple sahraoui à la souveraineté permanente sur ses ressources naturelles. Le colloque recommande par ailleurs de renforcer le rôle de la société civile dans la documentation des violations commises dans les territoires occupés, d’accompagner les victimes dans le dépôt de plaintes devant les instances judiciaires internationales et régionales, et de promouvoir la désignation d’un rapporteur spécial des Nations unies chargé de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Enfin, les participants ont appelé à intensifier les efforts visant à documenter l’exploitation des ressources naturelles sahraouies par l’occupation marocaine et à développer une stratégie médiatique globale reposant sur la production de contenus numériques multilingues, fondés sur des sources fiables et des outils scientifiques d’analyse, afin de mieux défendre la cause sahraouie sur la scène internationale.
M. Seghilani

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