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IL TENTE DE PARASITER LE RAPPROCHEMENT ALGÉRO-ESPAGNOL EN EXERÇANT LE CHANTAGE MIGRATOIRE SUR MADRID : La mauvaise carte du Makhzen

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Fidèle à sa stratégie du chantage et du pourrissement, le Makhzen tente à chaque fois de chahuter le rapprochement de l’Algérie avec ses partenaires.
À chaque accord signé par le gouvernement algérien avec un pays africain, du bassin méditerranéen ou d’Europe, la machine à parasite du Makhzen se met en branle pour tenter, vainement, de saborder la dynamique offensive de la diplomatie algérienne qui lui a coupé l’herbe sous les pieds. Avec le Nigéria, il a tenté de lui faire vendre, vaille que vaille, le projet mort-né de son chimérique gazoduc pour contrer le TSGP qui est lancé, et bien lancé et avec l’Espagne il use de la stratégie du chantage via ses cohortes de clandestins qu’il lance à l’assaut des enclaves de Ceuta et Melilla. La semaine dernière, plus d’un millier de migrants, parmi lesquels des adultes et des mineurs, sont entrés à Ceuta, a indiqué la Délégation du Gouvernement ce lundi. L’institution a reconnu que l’augmentation des entrées à la frontière sud a provoqué « une pression extraordinaire sur les moyens d’accueil, provoquant l’effondrement du système de protection de l’enfance et la saturation du Centre de séjour temporaire pour immigrés (CETI) ». L’augmentation rapide des arrivées a obligé à rouvrir la ressource extraordinaire que la Fondation SAMU gérait dans la zone industrielle de Tarajal pour augmenter la capacité d’accueil. Pendant ce temps, au CETI, ils dépassent déjà leur capacité d’accueil, de 512 places. Plus de 200 personnes campent aux portes des installations en attendant d’entrer. Face à cette situation, la Délégation Gouvernementale a organisé dès les premières heures de ce lundi une réunion de coordination avec l’Exécutif local pour analyser une crise migratoire que les deux institutions qualifient d’extraordinaire. Les deux institutions maintiennent un contact permanent pour coordonner la réponse dans les domaines humanitaire, d’assistance et de sécurité. Ils assurent qu’ils « évaluent en permanence les besoins découlant de cette éventualité dans le but de garantir une attention adéquate aux personnes qui arrivent dans la ville ». Tant le délégué du gouvernement, Miguel Ángel Pérez Triano, que le président de la ville, Juan Vivas, ont transféré la situation aux plus hauts niveaux institutionnels, estimant que l’ampleur de la pression migratoire nécessite une réponse « extraordinaire et immédiate ».
Et ce n’est pas la première fois que le Maroc use de cette ruse pour mettre à mal l’Espagne. En mai 2021 il a envoyé à Ceuta, environ 10 000 migrants en une seule journée. Pour réussir son coup, il avait allégé les contrôles frontaliers avec les frontières de l’enclave. Cet épisode était intervenu au plus fort d’une tension diplomatique avec Madrid pour protester contre le séjour du président de la RASD pour soins en Espagne. Le Makhzen récidivera en juin 2022 à Melilla en laissant passer près de 2 000 migrants qui avaient pris d’assaut la clôture frontalière, provoquant des heurts violents avec un bilan officiel de 23 morts et de vives critiques internationales sur la gestion sécuritaire. À ce jour, des familles de clandestins morts lors de cet incident continuent de réclamer justice et certaines ont même intenté des procès contre le gouvernement du Maroc qui avait organisé une véritable opération de guerre contre ces clandestins qu’il avait emmenés pourtant par bus, jusqu’aux portes du poste frontalier de Melilla.
Le Makhzen use de la stratégie de la tension permanente aux frontières avec les enclaves espagnoles même s’il organise des traversées quotidiennes de mules (des femmes porteuses de ballots pleins de marchandises). Des centaines de personnes, dont des mineurs, continuent de tenter des traversées maritimes de nuit depuis les côtes voisines comme Fnidek vers Ceuta, parfois lors de vagues massives observées par la Guardia Civil. Le Maroc joue cette carte pour tenter de se présenter comme le partenaire idéal pour l’Europe dans la lutte contre l’émigration clandestine. Et il en use épisodiquement pour augmenter la pression sur Madrid quand il la voit tenter des rapprochements avec ses partenaires étrangers, notamment l’Algérie. C’est une stratégie éculée car aussi bien l’Algérie que l’Espagne connaissent bien ce jeu pervers et savent bien que le Makhzen à court d’arguments et d’atouts verse dans l’illégalité pour se donner l’air d’un élément influent dans les rapports de l’Europe avec les pays de la rive sud de la mer méditerranée.
Slimane B.   

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