Ould Salek

LE MAE SAHRAOUI FIXE LA CONDITION SINE QUA NON À TOUTE REPRISE DE NÉGOCIATIONS AVEC LE MAROC : Le respect du droit international à l’autodétermination

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a déclaré qu’il était temps pour la France et pour l’Espagne de ramener le Maroc à la table des négociations avec les Sahraouis et à mettre fin à la guerre d’agression qui se poursuit depuis novembre dernier au Sahara occidental, conditionnant la reprise des négociations par le respect du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

«Je crois qu’il est temps pour la France, qui a un très grand rôle à jouer dans le dossier sahraoui, et pour l’Espagne, qui est toujours la puissance administrante du Sahara occidental, aux yeux des Nations unies, de jouer le rôle qui leur revient en ramenant le Maroc à la table des négociations mais surtout en faisant en sorte que le Maroc sorte de cette guerre d’agression contre un pays voisin, la République sahraouie », a indiqué le chef de la diplomatie sahraoui, dans un entretien à la chaîne d’information France 24.
Selon lui, la « complicité » de certains pays avec le Maroc va malheureusement faire du mal aussi bien à ce pays qu’à ses amis. « Je crois qu’être un bon ami du Maroc, comme l’est la France, c’est de le faire sortir de cette guerre. Hassan II était un homme intelligent, il a fait la guerre mais quand il a vu que cela ne marchait pas, il a fait machine arrière et a accepté le référendum d’autodétermination. Mohamed VI a continué la guerre, a renié les engagements pris par le Maroc durant le règne de son père », a-t-il soutenu.
Le chef de la diplomatie sahraouie a souligné qu’il y avait un espoir de solution négociée sur la base de ce que prévoient l’Union africaine (UA) et les Nations unies. Il fera remarquer que pour le Conseil de paix et de la sécurité (CPS) de l’UA, les deux pays membres de l’organisation actuellement en conflit doivent négocier pour arriver à une solution pacifique sur la base des principes de la Charte de l’UA, à savoir le respect des frontières héritées de l’époque coloniale et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. « C’est ce que disent les Nations unies d’une autre façon » en expliquant que « la paix doit passer par l’exercice du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination », a-t-il précisé. Concernant la récente hospitalisation, en Espagne, du président sahraoui, le ministre des Affaires étrangères a assuré que Brahim Ghali était entré en territoire espagnol avec un passeport diplomatique et non sous une fausse identité comme a voulu le faire croire le Maroc. D’autre part, le ministre sahraoui a rappelé que l’administration Biden n’a pas confirmé la proclamation faite en décembre dernier par l’ancien président américain, Donald Trump, qui avait reconnu la prétendue souveraineté marocaine sur les territoires sahraouis. Il a signalé que cette proclamation a été largement critiquée aux États-Unis et qu’elle contredisait clairement les résolutions des Nations unies et le droit international en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui.
R. I.

SAHARA OCCIDENTAL : Le Président du Timor oriental réitère le soutien de son pays à la cause sahraouie
Le président de la République du Timor oriental, Francisco Guterres, a réitéré l’engagement du Gouvernement de son pays à la poursuite du soutien de la cause juste du peuple sahraoui, et ce, lors de la cérémonie de remise des lettres de créances de M. Abba Malainin, en sa qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) au Timor oriental. Lors de cette cérémonie tenue au Palais présidentiel à Dili, le président Francisco Guterres a affirmé l’engagement du Gouvernement de Timor oriental et son engagement personnel à poursuivre le soutien de la cause juste du peuple sahraoui, indique l’Agence de presse sahraouie (SPS).  À cette occasion, le diplomate sahraoui a transmis la volonté du président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, et du Gouvernement sahraoui à renforcer les relations excellentes entre la RASD et le Timor oriental ».  Il a exprimé, au nom du peuple et du Gouvernement sahraoui, ses remerciements et sa reconnaissance au Timor oriental pour sa position de soutien à la lutte juste du peuple sahraoui afin de lui permettre d’exercer son droit à l’autodétermination et de recouvrer la souveraineté de la RASD sur ses territoires ».
Le nouvel ambassadeur sahraoui a informé le président du Timor oriental des derniers développements de la cause sahraouie, notamment après la violation par le Maroc de l’accord du cessez-le-feu, signé entre les deux parties du conflit en 1991.
Pour rappel, la ministre timoraise des Affaires étrangères et de la Coopération, Adaljiza Magno, avait réitéré, en avril dernier, le soutien permanent de son pays au droit du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance, soulignant la poursuite de son pays à soutenir la lutte juste du peuple sahraoui jusqu’à l’obtention de ses droits légitimes.
M. B.