Parmi les questions posées par les journalistes au président Abdelmadjid Tebboune, lundi dernier, figure la composition du prochain gouvernement. D’abord le chef de l’État a précisé qu’il s’en tiendra aux dispositions de la Constitution notamment après la majorité présidentielle issue des élections du 2 juillet dernier. « Ce qui prévaudra dans le choix des prochains membres du gouvernement, ce sera la compétence dans la gestion et l’amour du pays dont je ne doute pas que ce sentiment se retrouve chez tous les membres du gouvernement » précisera-t-il. Il ajoutera que « les diplômes ne suffisent pas. Les statistiques qui sont sujets à différentes interprétations, non plus. Il faudra faire preuve de pragmatisme et privilégier la proximité avec le citoyen. Comprendre ce qu’il ressent. Ses besoins. Savoir anticiper ses attentes et ne pas attendre ses doléances pour identifier ses besoins ». Après avoir rappelé que l’appartenance partisane n’est pas, dans le cas présent, obligatoire et que l’exercice de la fonction relève de la bonne foi et du réalisme, le président de la République a insisté sur le niveau atteint aujourd’hui par le pays. Le mérite reviendra à celles et ceux qui identifieront les problèmes vécus par le citoyen et leur apporter les meilleures solutions. À une question de journaliste demandant si le prochain gouvernement sera composé majoritairement de jeunes et de femmes, la réponse de Tebboune a été claire : « La jeunesse est un critère, pas une fin en soi. Lorsque vous avez un jeune qui est en même temps compétent, c’est l’idéal ». Et d’ajouter « la gestion du quotidien des citoyens n’est pas uniquement politique. C’est l’expérience, c’est la connaissance du terrain, c’est la volonté de régler les problèmes et de trouver la meilleure façon de les solutionner. Et surtout, ne pas avancer une solution qui serait pire que le problème lui-même ». Toutefois, le président de la République a assuré que le futur gouvernement comprendra des femmes et des jeunes qui répondront aux critères exigés. Abordant le sujet de participation de la diaspora à la gestion du pays, le chef de l’État a évoqué le cas des Algériens ayant des responsabilités sur des programmes spatiaux dans des pays avancés. Il y a des algériens qui sont à la tête de prestigieux organismes aux États-Unis ou dans des équipes dirigeantes comme en Suède dans le traitement génétique, et d’autres encore. « Oui, l’Algérie a besoin d’eux, de leur expertise ! » a précisé le Chef de l’État. D’ailleurs, il a rappelé que « le conseil scientifique qui vient d’être créé à leur intention va tirer l’Algérie vers le haut ». Il a ajouté qu’aujourd’hui « c’est le moment où le pays a, plus que jamais, besoin d’eux ». On retiendra, dans les propos du Président qu’il nommera un Premier ministre qui sera chargé de former son gouvernement de technocrates sur la base de la compétence et une certaine expérience. Ensuite la validation reviendra au président Tebboune avec l’expérience que lui confèrent les six gouvernements qui se sont succédés depuis 2020 !
Zouhir Mebarki










































