L’entretien accordé par le président Abdelmadjid Tebboune à des représentants de la presse nationale a eu le mérite d’avoir remis les pendules à l’heure concernant beaucoup de sujets et de questions qui sont restés, jusque-là, en suspens. C’est le but recherché, justement, dans le traditionnel échange à bâtons rompus entre le locataire d’El Mouradia et les médias. Le Président a en effet abordé, sans tabous, avec ses intervieweurs, toutes les questions qui intéressent l’opinion publique nationale et même internationale. À commencer par ladite polémique sur les visas français qui seraient « accordés avec un quota en hausse » aux Algériens et sur laquelle le Président a apporté, plus qu’un démenti cinglant, une réponse à toutes les parties qui cherchent à faire des amalgames pour des objectifs inavoués qui n’intéressent, ni de près ni de loin, l’Algérie. La France envisage-t-elle d’« accorder » plus de visas aux Algériens comme l’a annoncé, il y a quelques jours, l’ambassadeur Stéphane Romatet à Alger ? En tout cas, l’Algérie n’a rien demandé dans la mesure où elle ne considère pas sa relation avec la France sous cette question-là. La déclaration vient du président de la République lui-même qui dément toute demande algérienne concernant les visas français. « Je le réaffirme pour les Algériens avant nos amis français que le président algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas ou parlé de visas », a affirmé le président Tebboune, comme on pouvait le savoir sur une séquence vidéo de l’entretien qu’il a accordé à des journalistes algériens. Autre dossier sur lequel le Président s’est exprimé, toujours dans le cadre de nos relations avec la France, la mémoire qui demeure un sujet de tension entre les deux pays. « Je n’ai jamais demandé d’excuses, je n’ai jamais demandé d’indemnisation », a affirmé Abdelmadjid Tebboune, martelant, là encore, que « l’Algérie ne fera jamais la manche ». En d’autres termes, l’Algérie reste inflexible sur les principes directeurs de sa souveraineté, sa politique étrangère et ses intérêts supérieurs. Non pas seulement avec la France qui semble ne pas retenir les leçons du passé, mais aussi avec tous ses partenaires. Sauf que nous observons que nos relations avec beaucoup d’autres partenaires européens, comme l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, sont au beau fixe.
Farid Guellil











































