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APN : Ouverture de la 10e législature et élection du nouveau président

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Les travaux de la séance inaugurale de la dixième législature de l’Assemblée populaire nationale ont débuté, hier, sous la présidence du doyen d’âge des nouveaux députés, assisté des deux plus jeunes élus, conformément aux dispositions réglementaires. 
Cette première séance a été consacrée à l’installation officielle de la nouvelle Assemblée. Son ordre du jour prévoyait notamment l’appel nominal des 407 députés élus, la mise en place de la commission de validation des mandats, l’examen et l’adoption de son rapport, avant de procéder à l’élection du nouveau président de l’Assemblée populaire nationale.  Cette élection constitue la première étape de la mise en place des instances dirigeantes de l’APN pour la nouvelle législature, avant l’installation des groupes parlementaires et des commissions permanentes. Elle ouvre également une nouvelle phase institutionnelle marquée par la reprise des travaux législatifs et du contrôle de l’action gouvernementale.
 
Une majorité confortable pour les partis de la coalition présidentielle
La nouvelle composition de l’APN, issue de la 10ᵉ législature, confirme la domination des partis soutenant le programme du président de la République. Avec 261 sièges sur les 407 que compte la Chambre basse, les formations de la majorité disposent d’une assise parlementaire solide leur permettant de soutenir l’action du gouvernement et d’assurer l’adoption des principaux projets de loi au cours des cinq prochaines années.  Le Front de libération nationale (FLN) arrive en tête avec 91 députés, suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 74 sièges et du Front El Moustakbal, qui en obtient 56. Le Mouvement El-Bina complète ce bloc majoritaire avec 40 élus, portant à près de 64 % la part des sièges détenus par les partis de la majorité.  Dans l’opposition, le Mouvement de la société pour la paix (MSP/Hamas) s’impose comme la principale force parlementaire avec 43 sièges, tandis que les candidats indépendants obtiennent 33 élus, en recul par rapport à la précédente législature. 
La nouvelle Assemblée compte également plusieurs autres formations politiques, dont Sawt Echaâb (16 sièges), le Front des forces socialistes (FFS) (12 sièges), ainsi que les partis Liberté et Justice et El Fadjr El Djadid, qui disposent chacun de six députés, reflétant la diversité du paysage politique. Sur le plan de la composition, l’APN accueille 126 députés âgés de moins de 40 ans, soit près de 31% de l’effectif total. Les femmes sont au nombre de 25, représentant 6,14 % des élus. Par ailleurs, 312 députés, soit plus des trois quarts de l’Assemblée, sont titulaires d’un diplôme universitaire, témoignant d’un niveau de qualification plus élevé que lors de certaines législatures précédentes. 
Une fois l’installation définitive de l’Assemblée et la mise en place de ses structures achevées, l’attention se tournera vers la prochaine étape institutionnelle : la présentation de la démission du Premier ministre, Sifi Ghrieb, au président de la République, avant la décision de ce dernier de reconduire le gouvernement pour expédier les affaires courantes ou de procéder à la nomination d’un nouvel Exécutif.
Ania N.

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