Accueil À LA UNE LE PRÉSIDENT ABDELMADJID TEBBOUNE LORS DE L’ENTREVUE AVEC LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie ne...

LE PRÉSIDENT ABDELMADJID TEBBOUNE LORS DE L’ENTREVUE AVEC LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie ne s’achète pas »

0

L’Algérie nouvelle ne cessera jamais de le répéter à propos des rapports qu’elle entretient avec ses partenaires étrangers. Le respect de sa souveraineté, de sa politique étrangère, de ses choix et intérêts stratégiques et de ses décisions nationales est une ligne rouge qui n’accepte aucun marchandage et ne cède à aucun chantage.
Le président Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé, lundi soir, sur les dossiers relevant de la politique étrangère du pays, ainsi que sur l’état des relations et de la coopération bilatérales avec nos partenaires étrangers. Il a entamé son sujet par une déclaration très forte destinée à un pays qui, 64 ans après l’indépendance, a du mal à abandonner sa mentalité coloniale et continue à alimenter la haine de l’Algérie. Que toutes les parties hostiles le sachent une bonne fois pour toutes : « L’Algérie ne se soumet ni aux pressions ni aux menaces. Elle ne s’achète pas et elle ne se vend pas », a martelé le Président. Dans ce sens, et en réponse à une question sur la supposée polémique sur les visas français accordés, ou pas d’ailleurs, à l’Algérie, le Président a apporté un démenti ferme en affirmant ceci de tranchant : « Je le réaffirme pour les Algériens d’abord avant nos amis français : le président algérien n’a jamais demandé un quota, un nombre ou parlé de visas. » Voilà qui a le mérite de la clarté.

« Des accords avec l’Espagne en octobre prochain »
À propos de sa récente visite en Allemagne couronnée par la signature de plus de 30 accords couvrant plusieurs domaines, le Président y a rebondi en estimant que les relations algéro-allemandes « ont atteint un niveau d’excellence grâce aux projets en cours de lancement dans plusieurs domaines », pour une coopération qui « démontre, une nouvelle fois, que l’Algérie représente un partenaire fiable », a-t-il affirmé, soulignant que notre pays est « en train de se dessiner un avenir prospère ». Avec l’Espagne, les relations ne sont pas moins bonnes. Le Président a annoncé, à ce propos, que les deux pays vont signer en octobre prochain des accords bilatéraux portant sur différents secteurs économiques, dont l’énergie.
Avec nos voisins du sud, l’Algérie continue à entretenir des relations saines dans le respect du principe de bon voisinage. Le Président a réaffirmé, à propos du Mali, que l’Algérie « ne fera jamais de mal à ses voisins », rappelant les liens de fraternité, de sang et de bon voisinage qui existent, depuis des siècles, entre les deux pays. « Je peux vous dire une chose (…), et les Algériens peuvent en être fiers : leur pays ne fera jamais de mal à ses voisins », a affirmé le Président, expliquant, en outre, que le terrorisme n’était pas un « héritage, ni une fatalité en Afrique », affirmant que ce phénomène a été créé dans le continent. Le Président dira, à ce propos, que « ceux qui ont créé le terrorisme et leurs complices, sont ceux-là mêmes qui disent vouloir aider les Maliens à régler le problème du terrorisme », soulignant les liens de fraternité et de bon voisinage qui existent depuis des siècles entre l’Algérie et le Mali.

« Toucher la Tunisie, c’est toucher l’Algérie »
Le chef de l’État a également évoqué la menace terroriste à laquelle fait face aujourd’hui la Tunisie. « On veut déstabiliser la Tunisie à cause de l’Algérie. « On veut l’isoler de l’Algérie pour en faire une proie facile et on ne les laissera pas faire », a-t-il mis en garde contre toute tentative de déstabiliser la Tunisie et laquelle pourrait même atteindre l’Algérie. « Celui qui touche la Tunisie nous touche », a enchaîné le président de la République. Il s’est attardé, par ailleurs, sur la volonté de l’Algérie de contribuer au règlement d’un certain nombre de questions conflictuelles au Moyen-Orient, précisant que l’Algérie était dans la même tranchée que des pays comme l’Égypte et l’Arabie saoudite, notant néanmoins qu’un « micro-État » continue à créer des troubles dans certains pays.
Farid Guellil

Article précédentLA RÉVISION DE L’ACCORD D’ASSOCIATION AVEC L’UNION EUROPÉENNE EST DEVENUE UNE NÉCESSITÉ : « L’Algérie a changé, nous ne sommes plus en 2005 »