Pasteur

INSTITUT PASTEUR D’ALGÉRIE : Premier bulletin du Covid-19 dans le pays

L’équipe de l’Institut Pasteur a publié un premier bulletin sur la situation de la pandémie de Covid-19 en Algérie depuis la confirmation du premier cas en février dernier et ce jusqu’au 18 avril.

Il ressort de la publication de l’institut, référant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), que l’épicentre de l’épidémie est localisé essentiellement dans la région centre, notamment Blida et Alger, qui cumulent, à elles, 43,5% de tous les cas déclarés et les deux tiers de la région sanitaire centre, à savoir 66,7%. Le nombre de cas cumulés de la région centre représente pratiquement les deux tiers. Exception faite à Tindouf, toutes les autres wilayas ont enregistré des cas de Covid-19. Autre détail, le bulletin de l’équipe pasteur, dont les données reflètent les tendances des malades pour lesquels une confirmation biologique a été obtenue, relève que plus du tiers des cas confirmés, soit 37,5%, sont notifiés chez les personnes âgées de 60 ans. « Le sex-ratio est de 1,36 sur l’ensemble des cas cumulés, soit un peu moins de deux femmes pour trois hommes touchés » explique-t-on, tout en faisant état d’une «  modification de ce ratio dans la population des décédés.
« Ce ratio est de 2,5 chez les patients décédés, soit deux décès féminins pour cinq décès masculins, confirmant une létalité plus importante pour cette dernière catégorie. Ceci pourrait être en rapport avec la fréquence et/ou la nature des comorbidités associées», enchaînent les rédacteurs du rapport détaillé, prenant en compte la distribution spatiale des cas, les caractéristiques des personnes, les tendances en matière de mortalité et quelques dates-clés concernant la lutte contre cette épidémie.
Quant aux décès, il est indiqué dans le bulletin, que cette tendance est observée avec force chez les personnes âgées par rapport aux autres catégories.
«Les taux de mortalité spécifiques et les taux de létalité augmentent avec l’âge. Le point d’inflexion se situe chez les 50-59 ans, où l’on note une cassure nette de la courbe», relève l’INSP, notant l’observation d’une différence importante chez les 40-49 ans, où l’on enregistre neuf décès masculins pour un décès de sexe féminin.
Enfin il est à souligner, précisent les rédacteurs du bulletin, qu’il a été élaboré à partir des données mises en ligne par le ministère de la Santé et provenant des différents établissements de santé publique prenant en charge les malades Covid-19.
B. O.