Algérie-Allemagne

DOMAINE ÉNERGÉTIQUE : Berlin veut une coopération étroite avec Alger

À moins d’une semaine de la visite de la ministre adjointe aux Affaires étrangères allemande Katja Keul, à Alger, l’ambassadrice de la République fédéralle d’Allemagne, en Algérie, Elisabeth Wolbers a exprimé sa satisfaction quant au niveau des relations bilatérales, mettant l’accent sur « le caractère exceptionnel de la coopération économique » entre Alger et Berlin qui peut être, a-t-elle indiqué, « renforcée après la promulgation de la loi sur l’investissement », a précisé Weolbers, lors de sa rencontre, le
6 juin dernier, avec le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali.

L’arrivée, à Alger, de la ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Katja Keul, dans le cadre d’une visite de travail de trois jours, coïncide avec la célébration par l’Algérie et l’Allemagne du 60ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Elle a été reçue, hier, par le chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra. L’Algérie et l’Allemagne, ont procédé ainsi à la signature d’un Accord de coopération scientifique et culturelle, par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la communauté internationale à l’étranger, Chakib Kaid et la ministre adjointe aux AE allemandes. La veille de son arrivée, accompagnée d’une délégation commerciale de haut niveau, elle avait déclaré, vendredi, sur son déplacement à Alger que « je proposerai au gouvernement algérien une coopération encore plus étroite dans l’élargissement de nos relations énergétiques » a déclaré vendredi Katja Keul, indiquant d’être « convaincu que nous devons utiliser encore plus le potentiel des énergies renouvelables pour nos relations bilatérales » a-t-elle précisé. Un communiqué du ministère de Ramtane Lamamra a indiqué, hier, que la rencontre en question a été « l’occasion de procéder à un examen de l’état des relations algéro-allemandes dans les différents domaines de coopération » en prévision, poursuit la même source «  des prochaines échéances bilatérales ». Les deux parties ont abordé également, ajoute le communiqué «les questions d’actualité aux niveaux régional et international, ainsi que la consolidation du partenariat entre l’Algérie et l’Union européenne » lit-on. Il est à rappeler, que l’ambassadrice d’Allemagne en Algérie, Elisabeth Wolbers avait soutenu, sur les questions marquant l’actualité international, lors de sa rencontre avec le président de l’institution parlementaire, Brahim Boughali, que son pays est attaché à la nécessité de recourir au droit international concernant les questions internationales. Elle a réitéré à cette occasion « la position de l’Allemagne concernant les questions internationales et la nécessité de recourir au droit internationale, y compris pour la question du Sahara occidental » avait-elle soutenu, selon le communiqué de l’APN, sur cette rencontre. Hier, le ministère des Affaires étrangères a indiqué, dans le communiqué sur les Accords précités et signés entre Alger et Berlin, que la visite de travail de la Ministre adjointe aux Affaires étrangères allemande Katja Keul, en Algérie s’inscrit « dans le cadre de la consolidation des liens d’amitié et de partenariat entre les deux pays » qui célèbrent, rappelle la même source «  cette année, le 60ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques ». Fin mai dernier, au terme d’une rencontre entre l’ambassadrice allemande et le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Abdelmadjid Zaâlani, les deux parties ont convenu de « trouver des formules de coopération entre le CNDH et son homologue en République fédérale d’Allemagne » indique un communiqué de CNDH.

« L’Allemagne  entend importer le gaz algérien à partir de 2024 »
Il y va sans dire que les conséquences de la guerre en Ukraine sur la scène internationale, notamment avec la montée des prix de l’énergie et des problèmes d’approvisionnement de l’Europe en Energie, principalement du gaz russe, en raison des sanctions occidentales, inquiète Berlin qui dépend fortement du gaz russe et s’emploie, depuis, à chercher et prospecter d’autres points pour s’approvisionner, à l’avenir. Mars dernier, l’ambassadrice Elisabeth Wolbers, avait indiqué que l’énergie constitue « l’un des quatre axes identifiés » par les gouvernements algérien et allemand pour leur future coopération. Lui succédant deux mois après, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, lors d’une rencontre avec les industriels allemands, leur a déclaré que «l’Allemagne entend importer du gaz algérien à partir de 2024 lorsqu’elle aura terminé l’installation des stations de liquéfaction du gaz naturel ». L’Allemagne et l’Algérie, deux pays liés aussi par des relations de haut niveau en plus d’être également historique, aspirent outre à les consolider les approfondir davantage au profit des intérêts des deux peuples. L’Algérie qui vient de s’engager sur la voie de la relance économique, et de multiplier ses partenariats économiques dans une réelle dynamique de gagnant –gagnant, notamment par le transfert du savoir et de la technologie et des investissements étrangers directs, compte consolider davantage sa coopération et son partenariat économique avec l’Allemagne dans cette perspective, notamment avec l’adoption et la promulgation du projet de lois sur l’investissement, lequel texte ouvre des perspectives et de meilleures opportunités. Il est à rappeler, que le 2 mai dernier, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, lors d’une rencontre avec les industriels d’Allemagne a fait savoir que son pays entend importer du gaz algérien à partir de 2024, lorsque Berlin aura terminé l’installation des stations de liquéfaction du gaz naturel. Selon Habeck, il faudra attendre l’année 2024 pour que l’Allemagne puisse importer de grandes quantités de gaz naturel d’autres fournisseurs tels que l’Algérie, les États-Unis et le Qatar. Ces importations sous la forme de gaz naturel liquéfié sont congelées et transportées via des navires spéciaux mais à ce jour, l’Allemagne ne disposant pas de stations de regazéification pour la réception de telles approvisionnements et il faudra une moyenne de trois ans, selon le gouvernement allemand pour construire l’infrastructure nécessaire sur la côte allemande de la mer du Nord pour recevoir en premier le gaz algérien.
Karima Bennour