L’Iran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz, réfutant les allégations américaines concernant le passage de navires dans cette voie maritime.
Les autorités iraniennes insistent sur le fait que la gestion du détroit d’Ormuz est désormais régie par un nouveau système et de nouvelles règles, et que le détroit est ouvert à tous les navires, à l’exception de ceux soutenant une agression à son encontre. Il s’agit pour l’Iran d’empêcher les ennemis de l’exploiter pour une agression et le transfert d’armes destinées à être utilisées contre le pays. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé que la nouvelle donne pour le détroit d’Ormuz est « en train de se mettre en place », indiquant que les États-Unis « ne peuvent tolérer la situation actuelle, alors que nous n’en sommes qu’au début». Il a expliqué que la sécurité de la navigation maritime et du transport d’énergie « est menacée par les États-Unis et leurs alliés qui violent le cessez-le-feu et imposent un blocus », ajoutant que « leur malveillance finira sans aucun doute par s’estomper ». Auparavant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait affirmé que les événements survenus dans le détroit d’Ormuz démontraient l’absence de solution militaire à la crise, qualifiant l’« Opération Liberté » lancée par le président américain Donald Trump dans le détroit d’« impasse ». Selon l’agence Bloomberg, des centaines de navires ont été aperçus hier se rassemblant près de Dubaï, alors que de plus en plus de bateaux quittent le détroit d’Ormuz, toujours déserté, en réaction aux restrictions iraniennes sur la navigation dans ce détroit. Une source militaire iranienne a déclaré à l’agence de presse Tasnim que les États-Unis avaient ciblé deux cargos civils en route vers les côtes iraniennes, faisant cinq victimes civiles. Ceci contredit les affirmations américaines selon lesquelles les bateaux visaient des vedettes rapides de la marine iranienne. Le Financial Times rapporte que les consommateurs du monde entier risquent de subir une forte hausse des prix, non seulement des carburants, mais aussi des biens et services, si l’agression américano-sioniste contre l’Iran ne prend pas rapidement fin. Le journal évoque la crise énergétique et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Aux États-Unis, en Europe et en Asie, les conséquences de l’agression américano-sioniste ont pesé sur les résultats trimestriels des entreprises qui augmentent leurs prix pour compenser l’augmentation des coûts dus à la crise du détroit d’Ormuz. La fermeture prolongée du détroit dans les semaines à venir risque d’entraîner une chute des stocks de pétrole et de gaz en dessous des seuils critiques, faisant ainsi grimper les prix de l’énergie. De son côté, Ali Reza Abbasi, vice-président de la commission de l’agriculture du Parlement iranien, a affirmé que le blocus naval américain n’affecte pas la sécurité alimentaire du pays, mais pénalise ceux qui tentent de l’imposer.
Pas de cessez-le-feu au Liban
Hier, la Résistance libanaise a mené une série d’opérations d’envergure ciblant des rassemblements de soldats sionistes et leurs véhicules à la frontière libano-palestinienne, pour défendre le Liban et son peuple, et en réponse à la violation du cessez-le-feu par l’occupation et à ses incursions continues dans l’espace aérien et les villages libanais. Ces opérations visent également à confirmer la détermination de la Résistance à dissuader toute violation ennemie et à affirmer son engagement à défendre le territoire.
La Résistance libanaise a diffusé des images documentant une attaque par drone contre un Humvee de l’armée sioniste dans la ville de Bayada, au sud du Liban, le 30 avril. Des images ont également été diffusées montrant une attaque par drone contre un char Merkava dans la ville de Qantara, également au sud du Liban, le 28 avril. Le ministère libanais de la Santé a annoncé, hier, que le bilan des victimes de l’agression sioniste contre le Liban s’élevait à 2 702 morts et 8 311 blessés depuis le 2 mars 2026. Le Haut commissariat aux réfugiés a confirmé que l’occupation sioniste a tué 380 Libanais lors de ses attaques continues contre le Liban, en violation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
M’hamed Rebah











































