Si la science ne sait pas tout sur les cancers, elle progresse dans ses découvertes. Certaines causes de cancer chez l’homme sont déjà connues. Elles sont répertoriées dans des listes régulièrement mises à jour. Même si la santé de l’homme n’est pas exclusivement menacée par les cancers, ces pathologies sont parmi les plus difficiles à combattre. Ce qui explique, peut-être, le 4ème alinéa « de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer, horizon 2035 » à l’ordre du jour du Conseil des ministres de dimanche dernier. Que dit cet alinéa ? « Monsieur le président de la République a réitéré ses orientations aux ministères du Commerce et de la Santé pour accélérer la mise en place de laboratoires de contrôle de toutes les marchandises qui entrent en Algérie au niveau des ports et des aéroports ». Ici le mot « réitéré » a tout son sens. Depuis le Conseil des ministres du 7 janvier 2024, le président Tebboune insiste sur la mise en œuvre de laboratoires de contrôle dans nos ports et aéroports. Pour contrôler toutes les marchandises- il dit bien : « toutes les marchandises »- qui entrent dans notre pays. Si en 2024, cette mission était attribuée au ministère de l’Agriculture, elle s’élargit au Commerce et à la Santé. Notre pays compte 11 ports dédiés au Commerce. De plus 36 aéroports sont recensés dont 20 classés internationaux. Lors d’une plénière de l’APN, le 20 novembre dernier, Mme Amel Abdelatif, ministre du commerce intérieur, avait annoncé la réception de 8 laboratoires mobiles, fabriqués en Algérie par la société « SAFAV-MB », relevant du ministère de la Défense nationale. Ils viennent s’ajouter aux 42 laboratoires (objectif d’atteindre cette année 58 laboratoires) relevant du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) placé sous tutelle du ministère du Commerce intérieur. Il y a lieu de constater que les aéroports ne sont pas cités comme destinataires de laboratoires alors que le fret aérien est largement utilisé par l’importation des produits périssables. De plus et comme relevé plus haut, dans le communiqué du Conseil des ministres, ce sont « toutes les marchandises » importées (sans exception) qui doivent être soumises aux contrôles sanitaires. On a la chance d’avoir une société algérienne qui produit ces laboratoires mobiles, pourquoi ne pas couvrir tous les points d’entrée du pays et de multiplier les tests aux produits autres qu’alimentaires. Comme il est nécessaire d’instaurer des contrôles inopinés des produits de la production nationale. Les mentions des indications de fabrication sur les emballages, le sont avec des caractères si minuscules que cela suscite le doute. Des erreurs de dosage peuvent exister. On pense aussi à ces vêtements importés et qui sont revendus, en l’état, au kilo et à l’hygiène douteuse. Mais pas que. De plus, l’implication du ministère de la Santé dans ces contrôles avait manqué jusque-là. Des structures d’oncologie dans chaque wilaya, c’est bien. Prévenir et contrôler tous les produits de consommation, c’est mieux !
Zouhir Mebarki











































