Le groupe Sonatrach a procédé à Alger, à la signature de deux accords portant sur le développement du champ de Hassi Bir Rekaiz, dans le bassin de Berkine (Ouargla et El-Oued), et l’exportation de produits pétroliers vers l’Égypte. Le premier accord concerne un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) entre Sonatrach et la compagnie thaïlandaise « PTTEP », partenaires dans l’exploitation du champ de Hassi Bir Rekaiz, dans le bassin de Berkine (Ouargla et El Oued), et le consortium composé de la société égyptienne « Petrojet » et de la société italienne « Arkad » en vue du développement de ce champ. Selon les données fournies lors de la cérémonie de signature, « le montant de ce contrat s’élève à plus d’un milliard de dollars ». S’agissant du deuxième accord, il concerne un mémorandum d’entente entre Sonatrach et la Compagnie pétrolière nationale égyptienne « EGPC », en prélude à la conclusion de contrats de vente de pétrole et de produits pétroliers par Sonatrach à la partie égyptienne. À noter que la cérémonie de signature a été coprésidée par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Ibrahim Ali Badawi, en présence du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, du président du Conseil d’administration de « Petrojet », Waleed Lotfy, et du PDG de l’EGPC, Salah El-Din Abdel Kerim. Ont pris part à cette cérémonie le P-DG de la société Arkad, Andrea Brunetti, le responsable des actifs internationaux de la compagnie thaïlandaise PTTEP, Titi Thongjen, ainsi que l’ambassadeur d’Égypte en Algérie et le chargé d’affaires de l’ambassade d’Italie à Alger. Selon les explications fournies à cette occasion, « le contrat signé entre Sonatrach et PTTEP d’une part, et le consortium Petrojet-Arkad d’autre part, stipule une contribution significative du contenu local dans les différentes phases de réalisation de ce projet, dont l’objectif est l’augmentation de la capacité de production du gisement de Hassi Bir Rekaiz ».
Doubler la production d’ici 2031
Le délai global d’exécution de la deuxième phase de développement du champ est fixé à 39 mois. Les travaux prévoient notamment la construction d’une nouvelle station de traitement d’une capacité supérieure à 31.000 barils/jour, ainsi que des installations annexes dédiées au traitement du gaz et des eaux de production. Pour rappel, la première phase d’exploitation du gisement de Hassi Bir Rekaiz avait débuté en juin 2022 avec une capacité de 13.000 barils/jour, avant d’atteindre 17.000 barils/jour en août 2023. Cette seconde phase permettra de porter la production à 30.000 barils/jour en septembre 2029, puis à 60.000 barils en décembre 2031. Dans une allocution prononcée lors de la cérémonie de signature, M. Arkab a souligné que « ces accords s’inscrivent dans le cadre du renforcement des relations de coopération fraternelle privilégiées entre l’Algérie et l’Égypte, en concrétisation des orientations des chefs d’État des deux pays. Ils reflètent également la volonté commune de consolider la coopération arabe et africaine et de promouvoir les partenariats stratégiques entre les pays du continent ». Il a appelé, par la même occasion, à « saisir les opportunités d’investissement offertes en Algérie et à participer à l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2026 » organisé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Il a, dans ce sens, indiqué que « la dynamique que connaît le secteur intervient dans un contexte économique et législatif prometteur, soutenu par les réformes engagées par l’État, notamment à travers les nouvelles lois sur les hydrocarbures et sur l’investissement, lesquelles ont instauré un cadre juridique moderne et incitatif, fondé sur la transparence et le renforcement de l’attractivité des investissements».
Un levier stratégique pour la sécurité énergétique
Le ministre d’Etat a, en outre, mis en exergue le fait que « le développement du champ de Hassi Bir Rekaiz constitue une étape supplémentaire pour renforcer les capacités de l’Algérie en matière d’hydrocarbures, garantir sa sécurité énergétique et accroître ses réserves, tout en renforçant ses exportations et en consolidant sa position sur le marché énergétique mondial », réaffirmant « l’engagement de l’Algérie à poursuivre le développement de ses partenariats stratégiques dans un cadre de transparence et de bénéfice mutuel ».
Après s’être félicité de la profondeur du partenariat « solide » unissant l’Algérie et l’Égypte, M. Badawi a souligné « l’importance de la coopération conjointe pour ouvrir de nouvelles perspectives au secteur de l’énergie et créer une coopération à forte valeur ajoutée, faisant remarquer que les deux accords constituent une étape au sein d’un processus dont l’élargissement est en cours. Pour le ministre égyptien, la participation de « Petrojet » au développement du champ de Hassi Bir Rekaiz marque une « étape déterminante et extrêmement importante pour cette entreprise, après avoir contribué au développement de plusieurs projets énergétiques en Egypte et dans plusieurs pays », saluant, par là même, la signature du mémorandum d’entente qui permettra l’accès des produits pétroliers algériens au marché égyptien. À son tour, M. Daoudi a estimé que « les mesures prises par Sonatrach pour le développement du champ de Hassi Bir Rekaiz reflètent l’engagement du groupe à s’engager dans des alliances internationales à haute valeur ajoutée, tout en œuvrant simultanément au développement des ressources énergétiques de l’Algérie », relevant que « la signature avec le consortium Petrojet/Arkad représente une étape décisive dans l’avancement du projet », a-t-il conclu.
L. Zeggane















































