Oran continue d’affirmer sa vocation sportive internationale. En accueillant la 17e édition des Championnats d’Afrique de natation, la capitale de l’Ouest algérien a confirmé, hier, son savoir-faire organisationnel et son ambition de placer l’Algérie au cœur du développement du sport africain.
La 17e édition des Championnats d’Afrique de natation s’est ouverte hier, mardi 5 mai, au centre nautique du complexe olympique Miloud-Hadefi d’Oran, marquée par une participation record dépassant les 600 nageurs représentant 44 pays africains. Une affluence historique saluée par le président de la Confédération africaine de natation, Mohamed Diop, qui a évoqué « un record majeur jamais atteint » dans l’histoire de la discipline sur le continent. Lors d’une conférence de presse organisée lundi dernier à Oran, le responsable africain a exprimé sa satisfaction quant aux conditions d’accueil et d’organisation mises en place par l’Algérie. Il a rappelé que le pays avait déjà accueilli avec succès l’édition de 2018, tout en soulignant que l’actuelle manifestation avait franchi un nouveau palier en matière de participation et de qualité logistique. Les infrastructures du complexe Miloud-Hadefi ont été qualifiées de « niveau mondial », confirmant la montée en puissance de la natation africaine. Cette édition s’est distinguée par un format inédit. Pour la première fois, quatre compétitions continentales ont été organisées simultanément : juniors, seniors, masters et une nouvelle épreuve interzones. Les performances enregistrées à Oran seront homologuées et compteront dans le processus qualificatif pour les prochains Championnats du monde, renforçant l’enjeu sportif de la compétition.
Un défi organisationnel relevé
L’organisation du championnat a représenté un véritable défi pour les autorités sportives nationales. Initialement prévue au Ghana, la compétition avait été transférée en urgence à l’Algérie après le retrait du pays hôte à quelques semaines du coup d’envoi. Face à cette situation, Oran s’est rapidement mobilisée pour garantir la tenue de l’événement continental dans les délais impartis. Le président de la Fédération algérienne des sports nautiques, Nacereddine Zahafi, a affirmé que l’ensemble des moyens humains et techniques avait été déployé afin d’assurer le bon déroulement des compétitions. Selon lui, la coordination entre la fédération, les institutions sportives et les autorités locales a permis de relever ce défi organisationnel dans un laps de temps particulièrement court. Forte de son expérience acquise lors des Jeux méditerranéens de 2022, des Jeux arabes de 2023 et de plusieurs manifestations internationales, la ville d’Oran a une nouvelle fois démontré sa capacité à accueillir des événements sportifs majeurs. Les responsables locaux ont confirmé que toutes les conditions d’hébergement, de transport et de préparation sportive avaient été réunies pour offrir un cadre optimal aux délégations africaines.
Sur le plan sportif, la sélection nationale algérienne a été représentée par 51 nageurs juniors et seniors. Le sélectionneur national, Mouloud Bouchandoukha, avait misé sur un groupe mêlant expérience et jeunesse, avec l’objectif de rivaliser avec l’élite africaine tout en permettant aux nouveaux talents d’acquérir une précieuse expérience internationale devant le public algérien. Parallèlement aux compétitions, une assemblée générale des athlètes s’était tenue au lieu d’hébergement des délégations afin d’élire les représentants des nageurs et nageuses africains. Abdelhakim Hamour et Imane Zitouni ont été désignés pour représenter les athlètes, illustrant la volonté des instances continentales d’impliquer davantage les sportifs dans les processus décisionnels.
Au-delà des performances chronométriques, Oran aura surtout démontré que la natation africaine avance désormais avec ambition, organisation et vision d’avenir.
M. A. T.












































