La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a lancé un avertissement sévère lors d’une soirée littéraire tenue dimanche à Athènes, à l’occasion de la présentation de son ouvrage « Quand le monde dort — Histoires, mots et blessures de la Palestine ». Devant le public athénien, Albanese a affirmé que l’entité sioniste exploite délibérément les inquiétudes de la Grèce et son sentiment d’insécurité pour servir ses propres intérêts stratégiques. Elle a précisé que si la Grèce croit avoir choisi de se ranger aux côtés de l’entité sioniste pour garantir sa sécurité face aux menaces extérieures, la réalité est toute autre. « C’est Israël qui vous a choisis. Et Israël utilisera vos craintes et votre manque de confiance pour servir ses propres intérêts », a-t-elle déclaré. La Rapporteuse a également dénoncé l’utilisation par l’entité sioniste des territoires palestiniens comme laboratoire d’expérimentation pour ses armes et ses logiciels espions, avant de les commercialiser auprès d’autres États. Elle a appelé à la mise en place de mécanismes de responsabilisation — enquêtes parlementaires et journalisme d’investigation — pour contrôler les accords d’armement et les échanges commerciaux entre l’entité sioniste et la Grèce.
La Grèce au cœur de la controverse
Ces déclarations interviennent dans un contexte de vif débat politique et médiatique en Grèce, après le silence des autorités face à l’attaque israélienne contre la « Mission Printemps 2026 » de la Flottille de la Résistance Mondiale, survenue dans les eaux internationales au large de la Crète, dans la nuit de mercredi à jeudi.
La caravane maritime avait appareillé le 26 avril depuis la Sicile italienne, avec pour objectif de briser le blocus sioniste sur Ghaza et d’acheminer une aide humanitaire. Plusieurs organisations civiles et de défense des droits humains grecques, dont le collectif « Marche vers Ghaza — Grèce », ont affirmé que l’attaque a été menée avec la coopération directe des autorités grecques. Il s’agit de la deuxième tentative de la Flottille de la Résistance Mondiale, après celle de septembre 2025, qui avait elle aussi été attaquée par Israël en octobre de la même année, conduisant à l’arrestation et à l’expulsion de centaines de militants internationaux.
M. Seghilani











































