Complexe Sider El Hadjar

DES MESURES URGENTES POUR RÉSOUDRE LES PANNES RÉCURRENTES DU COMPLEXE SIDÉRURGIQUE : Le gouvernement à la rescousse d’El Hadjar

Le gouvernement veut sauver le complexe sidérurgique Sider El Hadjar d’Annaba. Il vient de décider des mesures urgentes pour traiter les différents problèmes auxquels est confronté le géant de l’acier, et dans le but de qualifier ses activités industrielles.
C’est ce qui ressort, grosso modo, d’un communiqué des services du Premier ministère, qui explique qu’ « une réunion interministérielle s’est tenue mardi dernier pour traiter immédiatement les différentes entraves au fonctionnement de ce complexe, relancer son activité selon les normes en vigueur, développer ses capacités de production et promouvoir les produits de ce géant de l’acier. Selon le communiqué du Premier ministre, « le gouvernement a sommé toutes les entreprises en charge de la réalisation des projets publics d’approvisionner leurs chantiers « exclusivement » en fer produit localement, essentiellement à partir du complexe d’El Hadjar». « Cette condition sera dorénavant introduite dans les cahiers des charges relatifs à tout projet financé par le Trésor public», explique le communiqué, précisant qu’«afin de mettre en œuvre cette décision prise par le Gouvernement, «le complexe d’El Hadjar a été chargé d’assurer des points de vente de ses produits à travers l’ensemble du territoire national».
Afin d’assurer un approvisionnement régulier de matière première, « il a été décidé la création d’une commission interministérielle présidée par la ministre de l’Industrie et des Mines et composée des secteurs de la Défense nationale, de l’Intérieur, des Finances, de l’Énergie, du Commerce, des Travaux publics et des Transports, des Ressources en eau, du Travail et de la Formation professionnelle», a indiqué le communiqué. Dans ce sens, il faudra le souligner, le complexe en question peine à maintenir une cadence soutenue de son activité, puisqu’il vit depuis l’année en cours, au rythme des ruptures de stocks de matière première.
Trois ruptures ont été enregistrées depuis le début de 2019. La dernière en date remonte au 2 septembre courant, et l’activité du complexe a repris après six jours d’arrêt, dus à la baisse de stocks de fer brut à un  niveau ne permettant pas la poursuite de l’activité du haut-fourneau. De retour au communiqué du Premier ministère, il est affirmé que « la commission interministérielle sera représentée au niveau des wilayas de Annaba, Tébessa, Souk Ahras, Guelma et El Tarf», précisant que la mission de cette dernière consiste «à présenter chaque mois, des rapports périodiques qui seront examinés lors de la réunion interministérielle.»
Dans ce sens toujours, et pour garantir l’approvisionnement régulier du complexe en matière première et éviter toute perturbation dans l’opération de production, il a été décidé lors de la réunion de mobiliser toutes les entreprises intervenantes, dont l’entreprise des mines de fer de l’Est (MFE), le complexe El-Hadjar et la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) et le groupe « LOGITRANS.» Le jumelage des efforts des entreprises précitées aura comme but de « mobiliser un train de fret supplémentaire et des camions de transport terrestre,» explique la même source.
S’agissant des autres mesures, la même source affirme que « des cellules de veille seront mises en place au niveau des wilayas concernées sous la supervision du ministre de l’Intérieur»
Ces dernières «se chargeront de l’observation quotidienne et de l’anticipation des solutions pour garantir un approvisionnement régulier du complexe El-Hadjar et une exploitation optimale des richesses minières pour le développement de la région», précise d’avantage le communiqué des services du Premier ministère. Il a été également convenu, lors dudit conseil interministériel, « d’accélérer l’examen de la demande déposée par le complexe d’El-Hadjar auprès de la Banque Extérieure d’Algérie (BEA) en vue de lui permettre de faire face à ses dépenses financières, et régler notamment ses dettes envers les tiers,» précise le même communiqué. Par ailleurs, la même source affirme que « le ministre des Transports a été chargé d’accélérer le processus de modernisation et de dédoublement de la nouvelle ligne minière Est, afin de valoriser les investissements publics lancés et garantir leur durabilité et maintenance.»
Mohamed Amrouni