Début des épreuves du Bac partiel aujourd’hui : mise en place d’un dispositif anti-triche

Coup d’envoi, donc, aujourd’hui du Baccalauréat partiel qui concernera pas moins de 557 000 candidats. Le département de Benghebrit assure que toutes les précautions sont prises pour garantir à ces épreuves un risque zéro de fuite des sujets.

C’est ce qu’a affirmé, vendredi, l’inspecteur général du ministère de l’éducation nationale, Messeguem Nedjadi. Tout en rappelant que cette session de rattrapage est un prolongement de la première qui a eu lieu du 29 mai au 2 juin, le responsable a en effet précisé lors d’une conférence de presse que le ministère a pris toutes les précautions afin de garantir un bon déroulement de l’examen du baccalauréat avec un risque zéro de fuite des sujets. Aucune mesure spéciale relative à l’ouverture des enveloppes ni au lancement officiel des épreuves n’a été prise, a-t-il expliqué.
Il a ajouté que les centres d’examen fonctionneront normalement. Des cadres du ministère de l’éducation ont été mobilisés, à travers tout le territoire national pour suivre l’acheminement des sujets du baccalauréat, a fait savoir le même responsable. Pour lui, les représentants du ministère seront le meilleur garant du bon déroulement des examens partiels après les fuites des sujets ayant entaché la précédente session. La distribution des sujets aux centres d’examen se fera juste avant le début des épreuves, a-t-il ajouté précisant qu’ils (sujets) seront acheminés dans la matinée même de l’examen. En ce qui concerne l’élaboration des sujets, Nedjadi a indiqué que l’ONEC est le seul habilité à élaborer, imprimer et distribuer les sujets aux centres d’examen. Concernant l’enquête enclenchée sur les fuites de sujets, le responsable a indiqué que tous ceux qui ont été à l’origine des fuites de sujets ou qui ont utilisé les réseaux sociaux pour faire passer les sujets ou les corrections ont été arrêtés et présentés devant la justice.
L’enquête qui est à un stade avancé suit toujours son cours et les résultats seront connus à temps.Il s’agit d’un complot contre le pays et non pas uniquement contre la ministre de l’éducation nationale, a-t-il affirmé. Il convient de noter dans le cadre des mesures prises par la tutelle, la possibilité d’aller vers le blocage des réseaux sociaux à savoir facebook et tweeter durant les jours d’examens. Pour éviter la reproduction du scénario de la session précédente, un dispositif aurait été, en effet, mis en place en coordination entre les opérateurs de téléphonie mobile, la Gendarmerie nationale, l’ARPT, le ministère de l’éducation et celui des TIC. Le diapositif de rendre les réseaux sociaux inaccessibles durant les heures d’examens s’est avéré concluant après un test effectué jeudi. Seulement, selon certaines indiscrétions le dernier mot revient au gouvernement qui devra trancher sur la question.
Aussi pour le bon déroulement de cette session « particulière » le ministère de l’éducation a mis en place des dispositions qui prévoient des équipes médicales et des psychologues pour les candidats dans l’ensemble des centres d’examen ainsi que des appareils de brouillage pour réduire les phénomènes de triche et de fuite. à rappeler, que la fuite lors de la précédente session avait touché plusieurs spécialités, mais la filière dominante reste celle des sciences expérimentales qui sera réorganisée dans sa totalité.
Ania Nait Chalal