Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement condamné les frappes aériennes sionistes menées dimanche dans le sud du Liban, visant notamment des ponts et des infrastructures vitales. Il a qualifié ces attaques de « violation flagrante de la souveraineté nationale » et mis en garde contre une dangereuse escalade.
Dans un communiqué officiel, la présidence libanaise a dénoncé la destruction d’ouvrages essentiels, en particulier le pont de Qasmiyeh, situé au-dessus du fleuve Litani, ainsi que d’autres infrastructures stratégiques. Selon le chef de l’État, ces frappes constituent non seulement une atteinte grave à l’intégrité territoriale du Liban, mais pourraient également annoncer une éventuelle offensive terrestre. Parallèlement, l’Unité de gestion des risques de catastrophe relevant du bureau du Premier ministre a indiqué que le bilan des frappes s’élevait à 1 024 morts et 2 740 blessés depuis le 2 mars.
Une nouvelle frappe Meurtrière à Al-Shahabiya
La situation s’est de nouveau aggravée hier avec une frappe aérienne ayant visé un bâtiment dans la localité d’Al-Shahabiya, dans le district de Tyr. Selon l’Agence nationale de l’information, un civil a été tué et un autre blessé lors de cette attaque. D’autres raids ont également été signalés dans plusieurs régions du pays, notamment dans la plaine de Sar’in al-Tahta (Baalbek), ainsi que dans les localités de Rihan, Sahmar, Zalaya et aux abords de Bariqah. À l’aube, des avions de chasse israéliens ont en outre détruit le pont de Qaqaiya, également situé sur le fleuve Litani. Cet ouvrage est l’un des cinq principaux reliant les deux rives du fleuve, dont trois ont désormais été détruits, compliquant fortement les déplacements et les activités dans la région.
Un cessez-le-feu violé
Ces développements interviennent malgré l’entrée en vigueur, le 27 novembre 2024, d’un accord de cessez-le-feu prévoyant le retrait des forces israéliennes des zones frontalières du sud du Liban dans un délai de 60 jours. Ce délai avait ensuite été prolongé par le gouvernement libanais jusqu’au 18 février 2025. Cependant, selon les autorités libanaises, les forces israéliennes restent positionnées dans cinq points stratégiques et poursuivent leurs opérations, en violation de cet accord. Dans ce contexte, le bilan actualisé des violences fait désormais état de 1 029 morts et 2 786 blessés, soulignant la détérioration continue de la situation sécuritaire dans le pays.
M. Seghilani













































