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PLUS DE 1 000 SPORTIFS PALESTINIENS TUÉS DEPUIS OCTOBRE 2023 : La FIFA regarde ailleurs…

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Alors que le monde célèbre l’ouverture de la Coupe du monde 2026 dans une ambiance festive marquée par les feux d’artifice, les stades pleins et l’enthousiasme des supporters, une autre réalité se déroule loin des projecteurs. À Ghaza, des sportifs palestiniens continuent de payer un lourd tribut à la guerre, dans un silence que de nombreuses organisations qualifient aujourd’hui d’inacceptable. Selon les données publiées par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), plus de 1 007 sportifs palestiniens ont été martyrisés depuis le début de la guerre contre la bande de Ghaza. Parmi eux figurent 566 footballeurs, soit l’équivalent de 25 équipes complètes décimées. À ces pertes humaines s’ajoute la destruction de 265 infrastructures sportives, privant toute une génération d’athlètes de ses espaces d’entraînement, de compétition et d’épanouissement. La PACBI dénonce avec force ce qu’elle qualifie de « silence total » de la Fédération internationale de football (FIFA) et des grandes institutions sportives mondiales face à la mort de centaines d’athlètes palestiniens et à la destruction systématique des infrastructures sportives à Ghaza. L’organisation estime que l’absence de sanctions, de condamnations officielles ou même de prises de position publiques soulève de sérieuses interrogations sur les critères appliqués par les instances internationales lorsqu’il s’agit de conflits armés. Pour les responsables de la campagne, le fait que des sportifs soient tués dans leurs maisons ou au cœur des hostilités sans réaction notable des organismes censés défendre les valeurs universelles du sport constitue une forme d’abandon moral. Ils considèrent que cette absence de réponse officielle contribue à invisibiliser la souffrance des victimes et à accentuer la tragédie humaine vécue par les Palestiniens. Cette situation contraste fortement avec l’attention mondiale portée aux festivités du Mondial 2026. Alors que les images des cérémonies d’ouverture circulaient massivement sur les réseaux sociaux, des journalistes palestiniens diffusaient simultanément des scènes de destruction à Deir al-Balah et dans le camp de réfugiés d’Al-Maghazi, au centre de la bande de Ghaza. Des frappes sionistes ont visé des habitations civiles et des terres agricoles, provoquant de nouvelles vagues de peur et de destruction parmi les habitants. De nombreux journalistes, militants et observateurs ont souligné le contraste saisissant entre les célébrations sportives mondiales et les souffrances vécues quotidiennement à Ghaza. Le journaliste palestinien Mohammed Haniyeh a regretté que « l’enfer qui s’abat sur Ghaza ne suscite pratiquement aucune attention », affirmant que l’enclave palestinienne semble avoir été oubliée par une communauté internationale absorbée par d’autres événements. Dans ce contexte, le sort des sportifs palestiniens apparaît comme l’un des symboles les plus marquants de cette tragédie. Au-delà des athlètes tombés en martyrs, des milliers d’autres ont vu leurs carrières brisées par les blessures, les déplacements forcés et la destruction des installations sportives. Pourtant, malgré les épreuves, certains refusent d’abandonner leurs rêves. À Deïr al-Balah, un groupe de jeunes Palestiniennes amputées poursuit ses entraînements de football sur un terrain synthétique. Parmi elles figure Rozan Khaira, 24 ans, qui a perdu une jambe lors d’un bombardement ayant frappé la maison familiale à Ghaza en novembre 2023. Ancienne spécialiste de la course de vitesse, elle affirme que sa blessure n’a pas mis fin à ses ambitions sportives. « L’occupation pensait peut-être que l’amputation de ma jambe mettrait fin à mon parcours sportif, mais elle m’a donné davantage de détermination pour prouver que l’amputation n’est pas la fin de la vie ni des rêves », déclare-t-elle. Aujourd’hui membre d’une équipe féminine de football pour amputées, Rozan espère représenter un jour la Palestine dans des compétitions internationales. Toutefois, la guerre et les restrictions imposées à Ghaza continuent d’empêcher les sportives palestiniennes de participer aux événements internationaux auxquels elles aspirent. Selon les autorités sanitaires de Ghaza, près de 6 000 amputations ont été enregistrées au cours des deux dernières années. Dans le même temps, la quasi-totalité des infrastructures civiles et sportives du territoire a été gravement endommagée ou détruite. Alors que les stades du monde entier vibrent au rythme du football mondial, la question du sort des sportifs palestiniens demeure largement absente des débats internationaux. Pour les organisations de défense de la cause palestinienne, ce mutisme des institutions sportives constitue aujourd’hui l’une des dimensions les plus controversées de la crise, révélant un profond décalage entre les valeurs proclamées du sport universel et la réalité vécue par des centaines d’athlètes palestiniens devenus martyrs.
M. S.

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