Les partis politiques ayant participé à la conférence consacrée aux projets d’amendement technique de la Constitution et de la loi électorale, ont salué les conclusions de cette rencontre, à même de consacrer une approche de dialogue et de concertation et de renforcer le processus démocratique.
En marge de cette conférence, organisée au Palais des nations à Alger, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a estimé que cette rencontre a été marquée par la franchise et a «traduit l’engagement du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à ancrer la culture du dialogue et de la concertation permanente, et à renforcer le partenariat entre les pouvoirs publics et les partis politiques». Il a précisé que son parti a présenté, à cette occasion, «de nombreuses propositions tenant compte des exigences de la prochaine étape», saluant «l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les différentes formations politiques participant à la conférence ».
De son côté, le SG du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a salué «le courage des institutions de l’Etat à ouvrir la voie au dialogue, afin de remédier aux insuffisances relevées lors de l’application de la Constitution de 2020», soulignant que les échanges entre les pouvoirs publics et les partis politiques ont été «riches». Il a ajouté que le RND avait écouté avec attention les propositions relatives à l’amendement technique de la Constitution et à la loi électorale, qu’il a qualifiées de «logiques ». Pour sa part, le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, a estimé que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des réformes engagées par le président de la République, lesquelles «traduisent son engagement à associer les partis politiques à l’élaboration des lois régissant la vie politique», soulignant que les points proposés sont «importants et ne portent pas atteinte à l’essence de la Constitution ». Quant au président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, il a affirmé que cette conférence «a démenti les mensonges que certaines voix tentent de véhiculer sur l’Algérie», relevant que «cette rencontre a réuni les Algériens, qu’ils soient représentants des pouvoirs publics ou des partis politiques de toutes obédiences confondues ». Pour sa part, le président du Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a salué les conclusions de cette rencontre qui, «établit une tradition de partenariat entre les partis politiques et les différentes autorités du pays», estimant que les amendements proposés concernant les deux projets sont «opportuns et indispensables ». De son côté, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelâali Hassani Cherif, a considéré cette conférence comme une occasion pour «s’orienter vers une réforme politique profonde contribuant au renforcement de la stabilité et servant les intérêts de la patrie dans cette conjoncture sensible que traverse le pays ». Dans le même sillage, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a exposé les principales propositions formulées par sa formation politique concernant les deux projets, notamment la loi organique portant régime électoral, lesquelles visent à «réformer la gouvernance du système électoral ».
Pour rappel, cette conférence organisée au Palais des Nations (Club des Pins), a été présidée par le directeur de Cabinet de la Présidence, Boualem, chargé par le président de la République. Elle s’est déroulée en présence du Premier ministre, qui a précisé que les amendements techniques ont vocation à renforcer l’efficacité des institutions dans le cadre de la complémentarité fonctionnelle constructive dans un Etat démocratique et social fondé sur les constantes nationales et les principes consacrant les droits et les libertés et contribuant au renforcement de la confiance et à la consolidation de la stabilité des institutions. Ont pris part aux débats ayant marqué cette rencontre, le président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, ainsi que le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, en plus de plusieurs conseillers du président de la République et des représentants de 12 partis politiques.
Sarah O.











































