violences contre les femmes

Violences contre les femmes : Plus de 80 cas enregistrés depuis janvier 2021 à Tizi Ouzou

Un total de 88 cas de violences faites aux femmes ont été enregistrés entre janvier et octobre derniers à Tizi Ouzou par les services de police, a-t-on appris mercredi auprès de la sûreté de wilaya.

Selon la chargée de communication de cette institution sécuritaire, le commissaire de police, Djamila Temmar, sur ces 88 cas, la forme de violence contre les femmes la plus dominante est les coups et blessures volontaires signalés dans 75 cas. Le mauvais traitement et l’harcèlement sur la voie publique arrivent en seconde position avec 5 cas pour chacune de ces formes de violence, suivent les insultes et menaces (2 cas), le viol (1) le harcèlement sexuel (1), selon ce bilan communiqué à l’APS à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre de chaque année). Vingt-six époux sont impliqués dans ces violences, selon la chargée de communication qui a fait savoir, que suite au traitement de ces affaire par les services de la police, 5 personnes présumées auteurs de ces violences ont été placées sous mandat de dépôt, 6 autres ont été citées à comparaître alors que 75 dossiers judiciaires ont été transmis aux instances juridiques compétentes. En 2020 le nombre de cas de violence contre les femmes était de 117 dont 100 cas de coups et blessures volontaires, 2 viols et 12 cas de mauvais traitements, entre autres. « Pour faire face à ce phénomène et protéger et accompagner les femmes victimes de violences, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) organise régulièrement des sessions de formation sur les mécanismes de protection de cette frange de la société, au profit de ses cadres » a signalé le commissaire Temmar. Ces formations visent à renforcer les connaissances, dans divers domaines, des cadres de la police en charge de ces affaires pour améliorer continuellement l’accueil et la prise en charge des femmes victimes de violences. « Ces formations permettent aussi de s’enquérir des différents mécanismes pour lutter contre les violences faites aux femmes, des mesures à prendre pour traiter ces cas, outre les moyens de leur assurer un accompagnement », a précisé la chargée de communication.