Une vie passée à surveiller…

Si on devait surveiller tout, pratiquement tout, dans notre vie, on ne vivrait pas du tout, ou alors si peu. Mais, malheureusement, il faut surveiller : nos enfants, surtout nos fillettes (parce que dehors est devenu hautement dangereux), l’eau que nous buvons, les fruits et les légumes que nous mangeons, le pain que nous achetons et les informations que nous lisons : tout est devenu suspect.
Toutefois, on ne peut pas tout surveiller, et constamment. Il y a dans la vie des périodes de relâchement, de répit, de mise en confiance, et c’est là où on est abusé !
Nous vivons certainement en Algérie la période la plus curieuse depuis le débarquement des Béni Hillel ; et encore, là au moins, ces hôtes encombrants avaient des objectifs de transhumance et de pâturages, et, séduits par les terres fertiles d’Algérie à l’époque médiévale ont élu domicile au Maghreb central, après avoir vécu dans les déserts arides d’Arabie et d’Égypte.
Passer toute une vie entière à tout surveiller pour ne pas être dupé ? Non merci, au moins vivre sa vie, et à Dieu nous nous remettons. Car on sait qu’au départ, il y a eu tromperie sur la marchandise…
I. M. Amine