C’est confirmé ! La Cour Constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des législatives 2026. Tous les recours ont été traités (plus de 300). Le scrutin s’est déroulé, globalement, dans la sérénité. On peut dire que c’est le premier message de cette consultation. Aucune suspicion de fraude. Cela ne s’était jamais vu. Une première à graver sur le marbre de la nouvelle Algérie. Ensuite, le FLN qui se maintient toujours à la première place, cela mérite des explications. Mais, commençons par le bas du tableau. Cinq partis ferment la marche avec un seul député chacun. Cinq partis parmi lesquels on trouve l’ANR, la formation du défunt Réda Malek, un négociateur des accords d’Évian, ancien membre du Haut Comité d’État (HCE) et ancien Chef du gouvernement (Août 1993- Avril 1994). C’est dire que les fonctions n’impressionnent pas les électeurs. L’autre parti qui retient l’attention est le PT (Parti des travailleurs). Parti de Mme Louisa Hanoune qui a d’abord été porte-parole jusqu’en 2003 avant de passer à secrétaire générale. Trois fois candidate malheureuse à la présidence de la République. Avec les 4 sièges qu’il vient de décrocher, ce parti est revenu à l’année 1997 où il avait obtenu ce nombre de sièges. Aujourd’hui, il est loin des 26 sièges qu’il avait obtenus en 2007. Mais Mme Hanoune est combative, elle peut créer la surprise lors des prochaines élections locales. Jil Jadid, cet autre parti au parcours singulier, gagne deux sièges de plus qu’en 2021 où il n’avait obtenu qu’un seul siège. Sofiane Djillali, son fondateur en 2011, a démissionné en décembre 2025. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Un autre revenant, le RCD, qui a plusieurs fois boycotté les élections. Ce parti n’a participé qu’une seule fois à l’élection présidentielle. Sans succès, son candidat Saïd Saadi (qui vient d’annoncer son retour au pays), avait obtenu 3,6% en 1997. Depuis et pour les successives élections présidentielles, le RCD avait décidé le boycott. Pour les législatives, ce parti a boycotté 3 rendez-vous sur 6. Il vient d’obtenir, avec ses 4 sièges son plus mauvais score. Le FFS (Front des forces socialistes créé par le défunt Moudjahid Aït-Ahmed en 1963) et après avoir boycotté les législatives de 2021 est revenu en force cette fois-ci pour décrocher 12 sièges. Le MSP (Mouvement de la société pour la paix (créé par le défunt Mahmoud Nahnah en 1990) qui a participé, sans succès, à deux élections présidentielles (1995 et 2024) vient de perdre 22 sièges par rapport aux élections de 2021. De 65 sièges il est passé à 43. Ceci dit, la majorité présidentielle est acquise avec la coalition FLN-RND-El-Moustakbel qui totalise 221 sièges. Revenons au succès du FLN qui est toujours la première formation politique du pays avec 91 sièges. Il garde son prestige d’avoir libéré l’Algérie. Les générations peuvent changer, l’aura du 1er Novembre est toujours là ! Et pour une meilleure participation, la balle est dans le camp des élus. S’ils se mettent au service du citoyen… !
Zouhir Mebarki











































