Selon l’article 133 de la Constitution, la législature débute de plein droit 15 jours suivant la date de proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle, sous la présidence du doyen d’âge de l’APN, assisté des deux députés les plus jeunes.
L’installation de l’Assemblée populaire nationale aura lieu ainsi le 2 août 2026. La nouvelle APN comprend 395 députés élus dans les circonscriptions électorales de l’intérieur du pays et 12 députés représentant la circonscription électorale de la communauté nationale établie à l’étranger. Les observateurs ont noté que les résultats définitifs des élections législatives du 2 juillet dernier, annoncés samedi par la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui, ont dessiné une nouvelle carte politique de l’APN, avec, précisent-ils, de légers ajustements n’ayant pas affecté la configuration générale. On sait que le Front de libération nationale (FLN) dispose de 91 sièges, le Rassemblement national démocratique (RND) a obtenu 74 sièges, et le Front El-Moustakbel a totalisé 56 sièges. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) occupe la quatrième position avec 43 sièges, suivi du Mouvement El-Bina avec 40 sièges, puis des listes des Indépendants avec 33 sièges. Les observateurs ont noté que les listes des Indépendants, qui avaient créé la surprise lors des précédentes législatives, en se classant à la deuxième place, ont enregistré un recul, alors que les formations politiques, toutes obédiences confondues, ont enregistré un retour en force, à l’instar du Front des forces socialistes (FFS) qui a obtenu 12 sièges. Les résultats définitifs de ce scrutin ont également fait ressortir une présence notable de jeunes députés, avec un taux estimé à 30,69 %. Les connaisseurs définissent la cérémonie d’ouverture d’une nouvelle mandature à l’APN comme un événement constitutionnel marquant la rentrée parlementaire et le début du mandat des 407 députés nouvellement élus. Pour rappel, le président Abdelmadjid Tebboune, avait indiqué, jeudi 2 juillet à Alger, dans sa réponse aux questions des journalistes après avoir accompli son devoir électoral, avait précisé qu’ »aucun candidat ni aucun parti ne s’est plaint de fraude ou de détournement des voix ».
La prochaine APN sera « exempte de tout soupçon », a-t-il poursuivi, soulignant que le Parlement, avec ses deux chambres, fait partie des institutions constitutionnelles et républicaines qui « accompagnent la marche de l’Etat dans tous les domaines politiques, économiques et autres ». Il a affirmé que « les pratiques consistant à orienter les suffrages des électeurs, la fraude électorale et les quotas relèvent désormais du passé ». C’est donc une APN issue de la mise en application de réformes profondes dans le processus électoral qui sera installée le 2 août. La séance inaugurale consistera d’abord à désigner la présidence provisoire dirigée par le doyen des élus, assisté des deux plus jeunes députés de la nouvelle Assemblée. La commission de validation des pouvoirs des nouveaux députés élus donnera lecture de son rapport. Ensuite l’APN procèdera à l’élection de son Président ainsi que des membres du bureau. En principe, de hautes personnalités de l’Etat sont présentes durant cette cérémonie officielle. Le nouveau Président de l’APN, prononcera son discours. Par ailleurs, le Conseil de la nation a clôturé, jeudi dernier, sa session parlementaire ordinaire (2025-2026), lors d’une séance plénière, présidée par le président du Conseil, Azouz Nasri.
La séance, qui s’est déroulée en présence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, ainsi que des membres du gouvernement, a débuté par l’observation d’une minute de silence et le recueillement à la mémoire des enfants victimes de l’incendie qui s’est déclaré à l’aube, au niveau de l’Etablissement de l’enfance assistée de la commune de Mohammadia (Alger).
Dans son allocution à cette occasion, Azouz Nasri a indiqué que « le citoyen demeurera la finalité première de l’action législative et de contrôle et au cœur de toutes les initiatives et réformes entreprises par les institutions de l’Etat », précisant que les lois « ne sont pas promulguées pour restreindre les libertés et les droits, mais visent au contraire à élargir leur marge ».
M. R.
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