Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont annoncé que « l’Allemagne et la France renforceraient encore leur coopération en matière de défense ».
Ces déclarations ont été faites à l’issue de deux jours de rencontres bilatérales qui se sont tenues dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans l’ouest de l’Allemagne. M. Merz a indiqué que l’Allemagne et la France ouvraient « une nouvelle voie commune » en matière de dissuasion nucléaire. Pour la première fois de l’année, « l’Allemagne enverra des forces conventionnelles participer à un exercice nucléaire organisé par les forces armées françaises ».
Il a déclaré que cette coopération « compléterait la participation continue de l’Allemagne aux accords de partage nucléaire de l’OTAN ».
M. Merz a également indiqué que la « Coalition des volontaires » qui soutient l’Ukraine « organiserait cet automne un exercice militaire à l’initiative de la France » après que les deux pays déterminent conjointement les modalités de cette participation.
« Le projet d’avion de combat développé dans le cadre du Système de combat aérien du futur (SCAF) avait échoué en raison de divergences industrielles »
Concernant la coopération industrielle en matière de défense, M. Merz a indiqué que le projet d’avion de combat développé dans le cadre du Système de combat aérien du futur (SCAF) « avait échoué en raison de divergences industrielles ». Toutefois, les deux pays poursuivront leur coopération sur des technologies clés dans le cadre du SCAF, y compris le projet de Combat Cloud, tout en intensifiant leur coopération sur les systèmes de défense antiaérienne intégrés, les armes à longue portée, et la compagnie de défense franco-allemande KNDS. L’Europe ne peut avancer si l’Allemagne et la France n’agissent pas de concert, a déclaré M. Macron. Le président français a souligné que son pays continuerait d’assumer la pleine responsabilité financière de sa dissuasion nucléaire, déclarant que «le financement du programme nucléaire français sera toujours assuré par la France », a-t-il déclaré.
R. I.














































