Accueil À LA UNE ORGANISATION MONDIALE POUR LA COOPÉRATION EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : L’Algérie, membre fondateur

ORGANISATION MONDIALE POUR LA COOPÉRATION EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : L’Algérie, membre fondateur

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Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la Haute-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a pris part à la cérémonie officielle du lancement de l’Organisation mondiale pour la coopération en intelligence artificielle (WAICO), marquant l’adhésion de l’Algérie en tant que membre fondateur de cette nouvelle instance internationale. Dans son allocution, Meriem Benmouloud a réaffirmé l’engagement de l’Algérie en faveur de l’édification d’une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle fondée sur les principes d’équité, d’inclusion et de coopération internationale. Elle a souligné que l’adhésion de l’Algérie en qualité de membre fondateur traduit la conviction du pays que l’avenir de l’intelligence artificielle ne peut être construit que sur la base d’une coopération internationale renforcée, de l’égalité des chances entre les États et du respect de leur souveraineté. Elle a également insisté sur la nécessité de réduire la fracture numérique et technologique afin de permettre, notamment aux pays en développement, de bénéficier équitablement des opportunités offertes par cette technologie. La Haute-commissaire a, par ailleurs, salué l’excellence des relations entre l’Algérie et la Chine, fondées sur la confiance mutuelle, le respect réciproque et les intérêts communs. Elle a exprimé sa gratitude aux autorités chinoises pour leur accueil ainsi que pour leur rôle dans le lancement de cette initiative internationale. Selon Meriem Benmouloud, l’intelligence artificielle constitue un levier stratégique pour accélérer le développement économique et social de l’Algérie, contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), améliorer la qualité des services publics et placer le citoyen au cœur de la transformation numérique. Elle a rappelé que, sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a engagé d’importantes réformes structurelles à travers la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation numérique « Algérie numérique 2030 » et la création d’un système national de gouvernance des données, institué par décret présidentiel, considéré comme un pilier essentiel pour le développement des applications de l’intelligence artificielle. La responsable a également mis en avant les avancées réalisées dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel du numérique. Celles-ci comprennent notamment l’adoption de la loi relative à la cybersécurité, le développement d’infrastructures numériques souveraines avec la création de centres de données et d’un cloud souverain, ainsi que le lancement du portail national des services publics numériques destiné à faciliter l’accès des citoyens aux prestations administratives. Elle a également évoqué l’extension du réseau national de fibre optique, y compris les infrastructures reliant l’Algérie à la profondeur africaine, le renforcement des capacités de connectivité internationale et le lancement du déploiement des réseaux de cinquième génération (5G). Concernant l’intelligence artificielle, Meriem Benmouloud a indiqué que l’Algérie poursuit l’élaboration de sa stratégie nationale dédiée à ce secteur, avec pour objectif de développer des technologies sûres, éthiques et fiables, respectueuses de la souveraineté nationale, de la protection des données et favorisant une utilisation responsable de l’innovation. La Haute-commissaire a également insisté sur les efforts consentis pour développer les compétences nationales à travers des investissements dans le capital humain, notamment grâce à la création d’établissements spécialisés tels que l’École nationale supérieure de l’intelligence artificielle et l’École nationale supérieure des mathématiques, ainsi qu’au soutien accordé à la recherche scientifique, à l’innovation, aux incubateurs et aux start-ups. Elle a, en outre, rappelé le renforcement du dispositif législatif avec l’adoption de la loi sur la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel. Un projet de loi sur la numérisation est également en préparation afin de consacrer le principe des données et logiciels ouverts, leur réutilisation, tout en garantissant la protection de la vie privée et des droits des citoyens. En conclusion, Meriem Benmouloud a exprimé le souhait que la WAICO devienne une plateforme efficace de dialogue, de confiance et de coopération internationale, contribuant à bâtir un avenir plus sûr, plus équitable et plus prospère au bénéfice de l’ensemble de l’humanité. M.Seghilani

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