Face au drame survenu à l’établissement de l’enfance assistée de Mohammadia à Alger où 11 âmes innocentes ont rejoint le ciel et 19 autres, auxquelles nous souhaitons un prompt rétablissement, étaient blessées, tout être humain normalement, moralement et mentalement constitué, doit observer un moment de deuil et avoir une pieuse pensée pour les enfants victimes que toute l’Algérie pleure aujourd’hui. Comme à chaque épreuve douloureuse que le pays a eu à traverser, les citoyens ont fait preuve, devant cette stratégie qui a choqué l’opinion publique nationale, d’une solidarité qui n’a pas de prix. L’Algérie, peuple et gouvernement, n’a pas démérité à son devoir d’organiser la solidarité et d’être au plus près des victimes de cette tragédie. Une tragédie qui s’est produite, comme un malheur ne vient jamais seul, au moment où le pays fait face à d’autres calamités liées aux incendies de forêt. C’est ainsi que sur les réseaux sociaux et dans la vie réelle, les Algériens ont démontré que, quelle que soit l’adversité, ils ne dérogent pas à la règle pour ne pas faillir à leur devoir de soutien et de solidarité envers tous leurs concitoyens victimes d’un événement fâcheux comme celui qui vient d’endeuiller tout le pays. Prenons l’exemple de la campagne urgente de don de sang lancée par l’hôpital des grands brûlés de Zéralda pour le besoin des personnes blessées de l’incendie de Mohammadia qui sont prises en charge sur place. Un médecin en exercice dans cet établissement de santé n’a pas caché son émotion devant les médias qui l’ont interrogé sur cette opération. Autrement dit, il n’a pas tari d’éloges l’esprit de solidarité des citoyens en pareille épreuve. Au plus haut niveau de la responsabilité, nous avons vu comment le président de la République, alors qu’il venait de rentrer d’une visite officielle en Allemagne, s’est dirigé directement, à sa descente d’avion, vers Zéralda où il s’est enquis de l’état de santé des blessés. C’est quelque chose qui se trouve dans l’ADN de l’Algérie. La solidarité dans les moments difficiles est une tradition ancrée dans la société qu’aucune voix, soit-elle maléfique, n’a pu éteindre, malgré le torrent de haine qui nous vient de personnes qui, si elles n’ont malheureusement pas choisi d’être malhonnêtes, étaient censées se tenir aux côtés de leurs concitoyens au lieu de céder à leur obsession maladive à l’égard du pays et de ses institutions qu’ils tentent de rabaisser. Malgré la douleur, il s’en trouverait toujours, hélas, des gens pareils pour exploiter les drames d’autrui à des fins inavouées, pour régler des comptes avec untel ou, tout simplement, pour pratiquer leur sport favori : la haine du pays qui les a pourtant vus naître et instruits. Les Algériens leur administrent une véritable leçon de citoyenneté et de patriotisme.
Farid Guellil










































