Après les stups, le couffin

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Trois des plus importants groupes industriels de production d’huile de table ont publié, jeudi dernier, des communiqués. Le groupe Cevital a tenu à indiquer « qu’aucune perturbation de la production ou de la distribution n’a été enregistrée jusqu’à ce jour ». Le groupe SIM a précisé que sa « production d’huile de table se poursuit normalement…que ses unités de production fonctionnaient régulièrement et que les matières premières étaient disponibles ». Le groupe La Belle a affirmé que « ses unités de production poursuivent leur activité à un rythme régulier et à pleine capacité… (et qu’il s’engage à) poursuivre la production et l’approvisionnement de manière continue, afin de préserver la stabilité du marché et de garantir la disponibilité permanente de ce produit de première nécessité ». Par leurs communiqués simultanément, les 3 groupes ont réagi pour contrer les lanceurs de rumeurs et autres fake news sur une prétendue pénurie d’huile. Pour créer la panique et pousser les ménages à acheter massivement l’huile de table et la stocker dans les foyers. Par ce procédé une vraie pénurie d’huile serait provoquée par les consommateurs eux-mêmes. C’est diabolique. Et lorsque le produit n’est pas stockable, comme la sardine, on jette la production dans des coins isolés de la nature. Si l’opération est suivie d’une vidéo sur les réseaux sociaux, l’objectif est de susciter la colère populaire et créer les conditions d’une déstabilisation. Un autre procédé qui est l’achat sur pieds de toute une récolte. Ce qui soulage l’agriculteur de la cueillette et lui évite de transporter sa production vers les marchés de gros. Sauf que l’acheteur sur pieds peut diriger la récolte vers des destinations inconnues. Si la première méthode est purement diabolique, les deux suivantes nécessitent de gros financements à perte et hors de portée d’une fortune d’un seul individu. Vous l’aurez compris il s’agit de la guerre hybride. Et si, cette fois c’est notre production alimentaire qui est visée, cela veut dire que les autres formes que sont les stupéfiants, les incendies de forêts, les atteintes à nos réserves de devises… etc ne fonctionnent plus, suite au rétablissement de la peine de mort et de la prison de l’enfer du Tanezrouft. Prenant, encore une fois les devants, le président Tebboune a, lors du Conseil des ministres du 18 octobre dernier, énuméré sept « mesures immédiates » à prendre. C’est précisément pour appliquer les instructions présidentielles que le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé une importante réunion, jeudi dernier. Outre les ministres concernés, étaient également présents le syndicat des agriculteurs et celui des commerçants, les propriétaires de chambres froides ainsi que tous les contrôleurs et les responsables de wilayas du ministère du Commerce intérieur. Sans oublier les walis. Une plateforme numérique a été lancée, à l’occasion, pour suivre les prix et la disponibilité des produits. Tebboune avait également demandé l’élaboration d’un projet de texte. Comportera-t-il un durcissement des sanctions ?
Zouhir Mebarki