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Trois terroristes abattus en Tunisie

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L’opération, qui s’est déroulée non loin des frontières algériennes, vient prouver une fois de plus que de très sérieux risques continuent de menacer notre pays depuis la Tunisie, mais aussi la Libye et le Mali. L’opération menée par les unités anti-terroristes relevant de la Garde nationale tunisienne, tôt dans la matinée d’hier, se serait soldée par l’élimination de trois dangereux terroristes, dont deux Tunisiens, Ragheb Hanachi et Rabï Saïdani, tous deux fichés par les services de sécurité et activement recherchés. Le troisième criminel abattu lors de cette même opération serait, quant à lui, de nationalité algérienne. Son identité, cependant, n’a pas encore été établie avec certitude. Selon le communiqué publié sur la page officielle de la Garde nationale de Gafsa, Rabï Saïdani était en possession d’un pistolet  »Smith » appartenant au «martyr» Fejri Boussaïd, et portait sur lui des documents professionnels appartenant au «martyr» Issam des services pénitenciers, ainsi qu’une carte de soins appartenant à un agent de la Protection civile. À noter que la descente menée par les unités antiterroristes visait une habitation dans laquelle s’étaient réfugiés un groupe de terroristes. Six d’entre eux, dont deux jeunes filles et une femme, ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête. L’information n’a pas encore été officiellement confirmée pour les deux terroristes tunisiens tués et cités plus haut. Reuters indique que les tirs ont éclaté alors que la police tunisienne a pris d’assaut une maison au Nord-ouest de Jendouba, rappelant que des hommes armés, habillés en policiers, avaient abattu trois officiers et un civil lors d’une attaque, au même endroit, le mois dernier. Ce raid intervient quelques jours après que l’armée algérienne ait réussi à abattre sept terroristes, pas loin de la frontière, et qui sont venus de Tunisie. Un bilan fourni par le ministère algérien de la Défense, indique que cette même opération a également fait six blessés parmi les agents de la Garde nationale. Quatre d’entre eux ont été transportés à l’hôpital des forces de sécurité intérieure de la Marsa. Ce regain d’activité terroriste serait «encouragé» par l’existence d’une véritable zone de «non-droit» dans le sud libyen, où les islamistes et les terroristes imposent leur diktat en toute impunité. C’est, d’ailleurs, à partir de cette «zone grise», où se serait réfugié le sinistre Mokhtar Belmokhtar, alias Belaâouar, que seraient partis les criminels auteurs de la sanglante prise d’otages du site gazier de Tigentourine.

Kamel Zaïdi

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